Lille

Un dialogue « positif » fait avancer le futur éco-quartier de la Jappe

Publié le 22/09/2012 à 00h00

Le projet d'éco-quartier de la Jappe avance. Pour l'affiner, seize personnes volontaires ont été invitées à rejoindre des ateliers participatifs, en compagnie d'élus et des responsables du bureau d'études.

Un dialogue « positif » fait avancer le futur éco-quartier de la Jappe
Le projet d'éco-quartier de la Jappe avance. Pour l'affiner, seize personnes volontaires ont été invitées à rejoindre des ateliers participatifs, en compagnie d'élus et des responsables du bureau d'études.


Mercredi soir, ils dressaient un bilan d'étape à la mairie.
Jean Dubuisson, 52 ans, du quartier Sainte-Marguerite. Déjà sensibilisé aux questions d'environnement, d'écologie et de déplacements doux, ce chercheur en biologie s'est manifesté assez naturellement pour participer à ces ateliers, même s'il n'habite pas dans la zone concernée par le futur éco-quartier. « C'est toujours intéressant de suivre l'évolution de sa ville, explique-t-il.
Je voulais voir si je pouvais apporter quelque chose. » Après deux réunions, le Faches-Thumesnilois semble satisfait. « Les discussions ont bien sûr été orientées dès le départ, sinon, les débats seraient partis dans tous les sens, dévoile-t-il. C'était assez frustrant de voir que le temps accordé était parfois trop court car il y avait beaucoup de points à évoquer mais, dans l'ensemble, chacun a pu émettre son avis. » À ce sujet, celui de Jean était déjà tout fait : « Il fallait laisser le moins de place possible à l'automobile, pour favoriser les déplacements doux. Mais j'ai été surpris de voir que beaucoup de participants demandaient au contraire davantage de place ! C'est aberrant, on parle d'un éco-quartier, il ne faut pas se limiter aux panneaux solaires... Le but est de limiter au maximum les consommations d'énergies mais aussi les déplacements en voiture. » Hormis cela, le Faches-Thumesnilois tire un premier bilan « positif » de ces débats et pourrait « potentiellement » se décider à habiter dans ce futur quartier. « Tout dépendra du projet final, tempère-t-il. Il faut voir quels seront les matériaux utilisés, l'architecture... » Christine Larivière, présidente de l'association l'Éjappe est belle. Outre Christine, les autres membres de l'association sont venus mercredi soir coiffés de jolis chapeaux de paille. « Nous fêtions le premier anniversaire de notre jardin communautaire » , explique la responsable, soulagée de souffler cette bougie dans un climat apaisé. Il y a quelques mois, pourtant, l'avenir du site s'inscrivait en pointillés dans le futur éco-quartier. « Nous avions la garantie qu'il en ferait partie, reprend Christine.


Mais quelle serait sa taille ? La première maquette nous avait vraiment fait peur, à cause de la densité de l'habitat et des infrastructures routières. » Mais ces ateliers étant avant tout basés sur le dialogue « positif », l'association a su faire entendre ses arguments. Désormais, les choses sont plus claires. Le terrain actuel, de 1 700 m², n'existera plus mais il sera remplacé par une autre surface de 1 500 m² où la structure des petits jardins en colimaçon pourra se redéployer, avec une mare, à côté de la future maison de retraite.
« Nous avons prévu de rendre notre jardin accessible à tous les publics, y compris les personnes à mobilité réduite, reprend la présidente. J'espère que la municipalité nous suivra, car nous aurons besoin de son aide ! » w

Nord Éclair