Colette Andrusyszyn tire la sonnette d'alarme.
LUCIE CHAUMETTE > lille@nordeclair.fr
Durant toute l'année, ce sont entre quatre-vingt et cent jeunes qui se retrouvent dans les complexes sportifs de l'Université Lille 2 pour pratiquer gratuitement l'activité de leur choix. Basket, football, capoeira, breakdance ou encore badminton, il y en a pour tous les goûts et d'un dimanche à l'autre les activités peuvent changer, s'adaptant aux envies des jeunes gens.
À contrecoeur
Mais cette histoire qui dure depuis 15 ans risque de prendre fin. Il y a trois ans, l'État a arrêté ses aides, le Jardin Public Sportif a perdu 8 000 euros de financement. L'année dernière, c'était le tour de la ville. « On ne peut pas se substituer à l'absence de l'État pendant plus d'un an. Aujourd'hui ce que nous voulons c'est améliorer ce dispositif et l'intégrer dans un projet d'insertion des jeunes plus global » explique Walid Hanna, chargé de la Politique de la Ville. Mais pour Colette Andrusyszyn, les solutions proposées ne permettront pas d'ouvrir le Jardin public sportif avant au moins le mois de novembre. « Nous ne pouvons pas financer ce projet qui coûte 36 000 euros entièrement sur fonds propres. » Une situation qui laisse les jeunes sans activités pour s'occuper le dimanche après-midi. « Ca va être un coup dur si le jardin ferme, affirme Toufik Chahed, qui participe aux activités depuis sept ans. Ici on peut faire du sport mais aussi créer des liens forts entre nous alors qu'on ne se connaissait pas forcément. Souvent les plus grands apprennent aux plus petits ». En plus de ces deux composantes, le Jardin public sportif a permis à certains jeunes de faire des formations et trouver une branche professionnelle qui leur convenait. Alors Colette Andrusyszyn le promet, « on résistera, on ne peut pas les laisser tomber ».w