En 2015, « si tout va bien »
Publié le lundi 06 février 2012 à 06h00
Alain Griset ne regrette pas les retards pris par le projet. Philosophe, il appelle à relativiser: «C'est la vie», dit-il.
Annoncé en 2007 comme un projet colossal à l'entrée de la ville, la Cité des métiers tarde à se mettre en place. Alain Griset, président de la Chambre des métiers et de l'artisanat de la région, fait le point.
FÉLIX PENNEL > lille@nordeclair.fr
Le projet a été reporté à de nombreuses reprises, où en sommes-nous aujourd'hui ?
>> Le permis de construire, qui est une étape essentielle, a été obtenu cette semaine. Maintenant nous allons lancer les appels d'offres aux entreprises, et si tout va bien le chantier commencera à la fin de l'année. Il devrait durer deux ans, deux ans et demi : la Cité des métiers sera donc livrée courant 2015.
Vous avez buté sur de nombreux problèmes... Vous en attendez d'autres ? >> Nous avons sous-estimé les procédures à suivre pour bâtir un tel bâtiment, mais les difficultés, quand on en rencontre, on les résout. Ce retard n'est ni une déception, ni un traumatisme ! C'est juste la vie, les affaires. Il faut relativiser. Pour déposer le permis de construire par exemple, nous devions être propriétaires de tout le terrain, Nous l'avons fait mais ça a pris du temps...
À cause du problème Neway ?
>> Neway n'est pas un problème majeur (lire encadré). S'il n'avait pas été là, nous n'aurions pas pu commencer les travaux plus tôt. Ce sont les médias qui en ont fait un problème en se focalisant dessus. Nous allons former des milliers de jeunes à différents métiers, il va y avoir un pôle d'innovation technologique pour l'alimentation, nous allons centraliser tous les services pour les artisans, et vous ne parlez que de Neway... C'est dommage.
Justement, que trouverons-nous sur le site ?
>> Il y aura dans un bâtiment de type R+3 le siège de la Chambre des métiers et de l'artisanat de la région, une université des métiers, des formations initiales et continues, une plate-forme téléphonique de pointe, des prestations de services, un parking souterrain... Dans les années à venir, d'autres projets pourront être concrétisés : nous avons de la place.
Notre objectif est de centraliser sur un même lieu la totalité des services aux entreprises. C'est une première dans notre région, et c'est assez rare en France.
Quel est le coût du projet ?
>> Environ 50 millions d'euros, financés à 80 % par l'État et la Région.
Créera-t-il des emplois ?
>> Nous aurons entre 150 et 200 employés sur le site, mais la grande majorité viendra de nos antennes locales. Nous devrions quand même créer une vingtaine d'emplois.
Que représente la Cité des métiers ?
>> C'est un symbole. La Cité des métiers est une solution à la crise que traverse notre pays, c'est un besoin. Elle s'inscrit dans un projet global régional qui fixe comme mission de faire passer les jeunes en alternance de 10 000 aujourd'hui à 40 000 dans dix ans. Nous avons par exemple inauguré il y a quelques jours un nouveau centre de formation à Caudry, et un autre le sera à Arras le 16 mars. D'autres projets seront bientôt annoncés comme à Douai.w


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QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...
bdxethike : bons débuts