Fête de fin de résidence à Moulins
Publié le vendredi 03 février 2012 à 06h00
Les artistes assignés à résidence à la Maison Folie Moulins seront enfin relâchés samedi. Trois oeuvres théâtrales et un concert occuperont cette journée chargée après un mois d'élaboration.
MARTIN KOPPE > lille@nordeclair.fr
Un lieu de représentation qui se ferme au public ? La démarche de la Maison Folie Moulins pourrait surprendre si elle n'avait pas consacré ce temps à l'incubation de divers projets. En effet, les artistes en résidence vont présenter samedi leurs oeuvres théâtrales et musicales soigneusement élaborés au sein du lieu de spectacles. Au programme, trois spectacles de théâtre d'objets en solo et un concert.
« Où vont les souvenirs que l'on oublie ? » se demande Stéphanie Martin de la compagnie la Valise. À partir de cette question, la comédienne a monté À Perte de Sens, un spectacle de dix minutes mêlant sons, odeurs et lumières autour des aventures d'une amnésique qui recompose peu à peu sa mémoire dans le flot des souvenirs perdus. Particularité de l'oeuvre, Stéphanie Martin a passé une semaine à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul pour partager et discuter avec les patients au sujet de la création. D'ailleurs la petite pièce peut se transporter facilement jusqu'à une chambre d'hôpital, d'où son retour ce vendredi pour montrer le travail achevé aux patients.
Toujours dans le domaine médical et issue de la même compagnie, Agnès Diwo-Briatte se concentre sur la maternité dans In Utero. Mais attention, elle précise immédiatement son projet : « Je ne voulais pas faire quelque chose de mièvre, mais plutôt travailler sur les fantasmes qui nous turlupinent pendant la grossesse. »
Placenta et Perséphone
À partir du livre et des accessoires créés par Mme du Coudray pour enseigner aux paysannes du XVIIIe siècle le fonctionnement de leur corps, l'artiste a confectionné ses poupées et costumes parfois un peu macabres. Avec sa robe ornée d'un motif repris de son propre placenta, elle n'hésite pas à amener les spectateurs vers le côté le plus cru de la grossesse.
Toujours seule face au public, mais faisant partie de la compagnie les Ateliers de Pénélope, Solène Boyron revisite le mythe grec de Hadès et Perséphone dans le Jardin. Furieuse de voir sa fille partir rejoindre le dieu des Enfers, la déesse Déméter fait alors mourir les récoltes et affame les hommes afin de récupérer son enfant. La comédienne y voit une belle métaphore sur les rapports mères-filles et la notion de justice au sein des fratries. À l'origine, les ateliers de Pénélope devaient être un spectacle unique en trois parties, Solène Boyron a finalement décidé de transformer ces actes en autant de représentations indépendantes.
Ces spectacles se succéderont à leur rythme plusieurs fois samedi, de quoi laisser à chacun la possibilité de s'organiser afin d'en voir le plus possible.
w Samedi 4 février à la Maison Folie Moulins : 47/49 rue d'Arras. Tel : 03.20.95.08.82.
À perte de sens, de et par Stéphanie Martin, tous les quarts d'heure de 16 à 19 heures. Gratuit In Utero, de et par Agnès Diwo, 16h, 18h et 18h45. 3,50 euros.
Le jardin, de et par Solène Boyron, à 16h45. 3,50 euros.
Apéro-concert Zytoum, 19h30. Gratuit.



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QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...
bdxethike : bons débuts