Vincent Duperrier : des parquets du conservatoire à la Côte d'Azur
Publié le mercredi 10 août 2011 à 06h00
Depuis plus de 10 ans, Vincent danse. Il quitte le conservatoire de Lille pour poursuivre sa formation à Cannes.
À 17 ans, tout juste sorti du conservatoire, Vincent met le cap sur Cannes pour y poursuivre sa formation de danseur. Une passion qu'il nourrit depuis plus de dix ans. Objectif : en faire son métier.
ANTOINE VAAST > lille@nordeclair.fr
Ce n'est pas au théâtre mais au cinéma que Vincent Duperrier a fait sa première rencontre avec la danse. Billy Elliot : un classique qui à l'époque, pour le petit garçon de six ans et demi, fait office de révélation. « Pas tant pour l'histoire, mais vraiment pour la danse. » Une envie que, contrairement au jeune héros anglais, il n'aura pas à cacher. « En sortant de la projection, j'ai demandé à ma mère si je pouvais faire de la danse classique. » Requête aussitôt exaucée. « Mes parents m'ont toujours soutenu. » Vincent fait ses premiers pas de danse au Lille Université Club (LUC), au sein du groupe Baila jeunesse. « J'ai su que c'était ce que je voulais faire dès que j'ai commencé », affirme-t-il. Il y restera sept ans, avant de passer l'audition d'entrée au conservatoire de Lille à son entrée en 3e.
Sa scolarité, il la suit au lycée Pasteur, mais pas question de négliger sa passion. Ce sera un bac TMD (Techniques de la musique et de la danse).
« C'est un peu le modèle du sport-études. On va en cours le matin et on danse l'après-midi. » Au Conservatoire, il décroche son diplôme d'études chorégraphiques (DEC), soit la fin du cursus proposé par l'établissement. « Ça demande des connaissances en anatomie, formation musicale du danseur ou culture chorégraphique. Il faut aussi avoir dansé au moins 850 heures en deux ans. » Une paille quand on danse comme on respire.
La taille, un frein à surpasser
Si tout s'est enchaîné au mieux pour Vincent, il lui aura fallu une détermination hors du commun. « J'ai déjà failli tout plaquer », avoue-t-il. Pas par ras-le-bol, mais plutôt par découragement. Comme quand on l'a refusé au conservatoire de Lyon, à cause de sa taille. « Il fallait un minimum d'1,75 m. Je n'y suis pas. » Une déconvenue dure à avaler pour le jeune homme. « Ils m'ont refusé même si d'autres danseurs plus grands avaient un niveau technique plus faible. On m'a dit que j'étais trop petit, que je n'arriverais jamais à en faire mon métier. » Touché, Vincent doute, mais finit par repartir de l'avant. « C'est un milieu où il faut croire en soi et se construire une carapace. »
Cap au Sud
Tout donner pour la danse, le choix a de quoi surprendre chez un garçon de 17 ans. « J'ai parfois quelques commentaires de la part des gens de mon âge. Mais c'est parce qu'ils ne connaissaient pas la discipline. Ça s'arrête dès lors qu'ils ont vu de la danse classique . » À la rentrée, Vincent quitte la région, direction Cannes et l'école supérieure de danse Rosella Hightower. « Une des six grandes écoles en France. » 25 heures de danse chaque semaine, auxquelles il a décidé d'ajouter une formation à l'université de Nice, au sein de la section danse du département des arts. Un rythme qui ne l'effraie pas. « Bien sûr, il y a des jours où on en a marre, où on ne veut pas y aller.
Mais à partir du moment où on a décidé qu'on voulait en faire sa vie, on s'accroche ! » Son avenir, Vincent le verrait bien au sein d'une compagnie. « J'aimerais pouvoir monter en grade : corps de sujet, premier danseur... » Avec une certaine préférence pour le « néoclassique ». Mais il tient tout de même à garder la tête froide. « Personne ne peut dire qu'il ambitionne d'être danseur étoile. C'est vraiment quelque chose d'exceptionnel. Il y a très peu d'élus. »w


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...
bdxethike : bons débuts