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LILLE / TESTÉ POUR VOUS

Pas question de brader l'alcool ?

Bien que la plupart des supermarchés aient respecté les règles, les épiceries ont sauté sur l'occasion pour gonfler leur chiffre d'affaires. Bien que la plupart des supermarchés aient respecté les règles, les épiceries ont sauté sur l'occasion pour gonfler leur chiffre d'affaires.

Six amis, deux vuvuzelas et une mission : acheter de l'alcool dans des supermarchés et des épiceries après les heures d'interdiction de vente. Pas si difficile qu'il y paraît : voici le « testé pour vous » de la rédaction.



PAOLA STECCA > lille@nordeclair.fr
Ils étaient six, enthousiastes et surtout déterminés à faire la fête coûte que coûte. C'est avec eux, des vrais bradeux, qu'on a tenté notre mission impossible : acheter de l'alcool dans des supermarchés et des épiceries, après les heures d'interdiction de vente.
15h30 : pas gagné. Au son des vuvuzelas, on se dirige vers le Carrefour Euralille. On sait que le centre commercial, comme d'autres supermarchés, s'est engagé à ne pas vendre de bouteilles d'alcool après 15 h, mais on tente le coup malgré tout. Pour mieux stocker leurs bouteilles, les six bradeux traînent un trolley, ami fidèle qui les accompagnera jusqu'au bout de la nuit.


Après avoir franchi l'entrée de la grande surface, on continue vers le rayon alcool. Pas de bruit, ni de foule... Nos amis commencent à s'inquiéter et pour cause : les étalages de bouteilles ont été couverts par des bâches noires et sont surveillés de près par quatre colosses, aux allures menaçantes. Nous voyant dépités, l'un d'entre-eux, un dur au coeur tendre, s'approche en susurrant : « Eh, j'en connais un dans le Vieux-Lille qui en vend. Et sinon... essayez rue Nationale. » C'est parti : à coup de vuvuzelas, on reprend la route vers le Vieux-Lille.
16h15 : bingo ! Quarante minutes plus tard et à peine un kilomètre plus loin, on peut recommencer à respirer en s'écartant de la foule.
On commence à avoir soif. Cela tombe bien, on est juste en face du magasin indiqué. « Vous vendez de l'alcool ? » « Non » : c'est la réponse sèche du responsable. Et on pourrait presque y croire si des canettes de bières n'étaient pas en train de passer sur le tapis de caisse. Alors on décide de tenter. « Avec discrétion, ou rien mademoiselle ! », Un des vendeurs s'énerve contre une bradeuse trop bruyante. « Mais si on a un sac assez gros pour le cacher, ça va ? », demande naïvement quelqu'un de notre groupe.
« Oui, Oui ». Les indications sont claires : rentrer en petit nombre, faire une collecte pour faciliter le paiement et surtout cacher le butin avant la sortie.
Parfait ! On peut finalement faire le plein : une bouteille de vodka, une de whisky, une de tequila, de quoi tenir au moins jusqu'au coucher du soleil. Et pour faire passer le tout : du coca et du jus de pomme, ceux-là, on peut les garder en main. Pas besoin de les tasser dans le trolley.
22h30 : mission accomplie. À la tombée de la nuit, après avoir déambulé les rues de Lille (pas forcémement droit), on repart à l'attaque.
Direction : les épiceries du centre ville, censées arrêter la vente d'alcool à 22 h. Une queue nous précède à l'entrée et tout le monde n'est pas là pour acheter des autocollants Panini®...Cette fois-ci, on ne doit même pas se cacher, trois bières belges et une bouteille de vodka passent facilement à la caisse. Et ils n'étaient pas près d'avoir liquidé leur stock... Comme quoi, la Braderie peut être, d'une façon ou d'une autre, alcoolisée.w

Les policiers luttent pour faire appliquer l'arrêté municipal

Vendredi soir et toute la journée d'hier, les policiers ont multiplié les contrôles pour faire respecter l'arrêté municipal réglementant la vente d'alcool. Ils ont tâché d'être fermes, tout en conservant un fond de souplesse. Chaude ambiance, hier à 22 h rue Masséna. À la tête de sa brigade, le commissaire Valérian a du mal à se faire entendre, alors que la rue de la soif se transforme en discothèque géante. Mais la règle est la règle et il faut la faire respecter : après 22 h, les amplis sont interdits dans la rue et aucune vente d'alcool à emporter n'est autorisée. Les commerçants râlent un peu, mais acceptent de couper l'alimentation en gaz et de bâcher leurs « prémix ». « Pour l'alcool, on le savait , admet un employé de la Boucherie. Mais pour la musique amplifiée, non, on ne nous l'avait pas dit ! On espère que les policiers feront respecter la règle partout, et pas juste rue Masséna... » Dans la rue, forcément, les jeunes sifflent gentiment les policiers et réclament le retour de YMCA. En vain. « Nous, on n'oublie pas qu'un homme est mort dans cette rue cette année, confie le commissaire Valérian. Les méfaits de l'alcool, on les connaît mieux que quiconque. » Dans l'après-midi, déjà, une autre brigade avait sanctionné la vente d'alcool initiée par des particuliers : une dizaine d'individus ayant cru bon de vendre de l'alcool sans licence ont dû verser leur marchandise dans les égouts. Tous s'en tirent pour l'instant sans verbalisation : il en sera peut-être différemment l'an prochain.wB.R.


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0deladeule
Martine Aubry l'a dit, "Lille c'est la fête"...
L'équité du traitement de l'information devrait inciter l'auteur de ce reportage à aller faire un tour aux urgences des hôpitaux, dans les asiles psychiatriques service des jeunes, aux sessions ados des AA (Alcooliques anonymes), à interviewer des infirmières de lycée et aller aux consultations d'alcoologie. Saurait elle trouver les mots pour decrire combien l'alcool est mortifère ? Le coût social de la "fête" (?) dans les quartiers dits "festifs" et des ventes d'alcool à Lille est terrifiant. Les gens decrits dans l'article sont des malades et les mettre en valeur ne semble pas le meilleur service à leur rendre. Je n'ai pas parlé des Lillois qui subissent les nuisances quasi quotidiennes de la transformation de leur ville en Luna Park alcoolisé. C'est Martine Aubry qui l'a dit " LIlle c'est la fête" ! La fête alcoolisée pour oublier...

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didi drog
Les vuvuzelas étaient oranges!
La journaliste n'a fait que son boulot, et c'est plutôt les gens qui continuent à vendre de l'alcool malgré l'interdiction que vous devriez blâmer! Je fais partie de ce groupe de six amis et c'est vrai qu'on est un peu fou fou je vous le concède (surtout Josette). Au passage je voudrais remercier la journaliste était fort sympathique et lui dire que son article est réussi, très agréable à lire.

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0deladeule

Il faut contester la ligne éditoriale de l'article : "l'alcool, c'est super" et votre explication du "faire la fête" en clair, trouver tous les moyens de s'alcooliser à Lille Eh bien non non et non ! Allez donc faire un tour aux urgences des hôpitaux le samedi à 2h du matin. Delirium tremens et coma ethylique, 15 à chaque week end. Demandez donc aux pompiers de vous decrire ce qui se passe dans leurs camions. Mieux, allez aux reunions d'ados des Alcooliques anonymes, car c'est eux que les vendeur de gnôle visent. A moins que la fête se termine dans une voiture ecrasée sur un arbre ? Le lundi, body count dans NE . C'est rabat joie ? C'est la realité. Par l'alccol, les fêtards alcoolisés tentent de combattre leur solitude. C'est un spectacle mortifère. La journaliste n'a pas jugé bon d'interviewer les habitants riverains sur les comportements qu'elle decrit avec gourmandise. Elle est dans la ligne. Martine Aubry clame que "Lille c'est la fête". Non, "Lille c'est les Lillois"

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