Rythmes scolaires : le « Je vous l'avais bien dit » du maire de Lille au gouvernement
Publié le jeudi 02 septembre 2010 à 06h00
Comme un leitmotiv depuis deux ans, Martine Aubry est revenue à la charge, hier, contre la semaine de quatre jours dans les écoles. Sauf que cette fois, le gouvernement semble faire un pas en arrière et lui donner raison.
C'est vent debout que l'ensemble des composantes de la majorité municipale s'était élevé contre l'institution de la semaine scolaire de quatre jours. « Nous avions été montrés du doigt car nous ne suivions pas le gouvernement », se remémore Martine Aubry. Il faut dire que la municipalité planchait déjà sur les rythmes scolaires et que le Projet éducatif global lillois (lire aussi ci-dessus) ne laissait pas cet aspect de côté. Mais la vision lilloise était à l'opposé de ce qu'a proposé la réforme du ministre Darcos. Alors que la Ville voulait mettre en place un système variable, adapté à chaque quartier et ses spécificités, il a fallu suivre la ligne gouvernementale à la rentrée de septembre 2008, atténuée un an plus tard par la possibilité d'étendre la semaine à quatre jours et demi.
Retour en arrière ?
Et voilà qu'aujourd'hui qu'un rapport de l'inspection général applaudit à l'expérience menée depuis 15 ans à l'école à horaires aménagés Victor-Duruy, dans le quartier de Moulins. Et cet autre rapport de l'OCDE qui critique les rythme scolaire français. Voilà qui conforte dans ses déclarations Martine Aubry et qui lui permet de flirter avec le ton du « Je vous l'avais bien dit ». Surtout quand Luc Chatel semble esquisser un pas en arrière avec l'installation, en juin dernier, d'un comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires. « Je remarque que le nouveau ministre de l'Éducation nationale essaie de revenir sur les quatre jours », traduit Martine Aubry.
Mais le maire de Lille a le mérite de ne pas donner tout à fait dans la satisfaction et de remarquer qu'en deux ans, l'aménagement des horaires scolaires a fait des dégâts. « Le seul objectif du gouvernement, c'était de réduire le nombre d'enseignants », estime-t-elle. Et si retour en arrière il y a, ce sera avec moins de moyen pour l'école.w
J.G.


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sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
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