Plus de pause à midi pour les parcmètres...
Publié le mercredi 01 septembre 2010 à 06h00
Hier encore, beaucoup de commerçants et de clients n'étaient pas au courant de la réforme du stationnement.
Dès ce midi, n'oubliez pas votre porte-monnaie lors du déjeuner. La trêve historique des horodateurs entre 12 h 30 et 14 h est désormais rompue. Dans les rues, difficile de trouver des partisans de la réforme, surtout parmi les restaurateurs et les travailleurs du centre-ville.
PAOLA STECCA > lille@nordeclair.fr
Ressourçante, presque sacrée, la pause midi, cette heure et demi tant attendue, s'associe à de petites habitudes incontournables.
Café et cigarette pour certains, potins entre collègues pour d'autres et, au moins jusqu'à hier, le luxe de garer sa voiture gratuitement partout. Une habitude qu'il faudra vite perdre, car c'est bien aujourd'hui que l'historique trêve méridienne des horodateurs arrive à sa fin.
Désormais, il n'y aura plus d'exceptions : de 9 h à 19 h, il faudra payer sa place. La mesure, déjà annoncée en juin, devrait, selon la Ville, favoriser la rotation des véhicules, en garantissant l'accessibilité aux commerces.
« Une contradiction historique »
« La ville ne s'arrête pas de fonctionner entre midi et deux. Il n'y a aucune raison pour que les places n'y soient pas régulées » , explique Marc Santré, adjoint au maire Vert en charge du stationnement, qui parle d'une « contradiction historique ». Mais deux mois après l'annonce, il est encore difficile de faire avaler la pilule à ceux qui exercent une activité dans le centre-ville.
Thomas, gérant du restaurant L'assiette du marché, dans le Vieux-Lille, trouve la politique de la Ville peu claire. « Qu'ils affichent clairement ce qu'ils veulent faire du centre. Une ville piétonne ? Pour les commerces, ça ne marche que dans des villes très touristiques et ici, ce n'est pas encore le cas. » Ce restaurateur regrette que ses clients, surtout des salariés actifs dans la métropole, trouvent des moins en moins d'intérêt à venir à manger en ville. « Déjà pour trouver une place, c'est impossible ! » Au dire de l'élu Vert, la mesure serait en revanche favorable aux commerçants, car hostile aux voitures ventouses. Un argument absurde selon Thomas qui s'interroge : « Mais alors pourquoi faire payer les clients du midi, qui ne restent qu'une heure ? »
« L'énième pompe à sous »
Et si les restaurateurs comme lui sont inquiets, les automobilistes, eux, sont dépités. « C'est l'énième pompe à sous ! » s'énerve une dame en face de l'horodateur place du Concert, dans le Vieux-Lille. Plus loin, Jean-François parle de « racket, de harcèlement vis-à-vis des automobilistes ».
La réforme, presque unanimement contestée (le contraire serait surprenant), sera accompagnée d'une extension de la zone orange (1,90 E l'heure) dans le Vieux-Lille et dans le secteur de l'hôtel de ville, jusqu'à présent zones vertes. La transition devrait s'achever dans une quinzaine de jours.
« Ni d'acharnement
ni de tolérance »
Interrogé sur la possibilité d'une période d'adaptation, Marc Santré promet : « Ni d'acharnement ni une plus grande tolérance, les agents surveilleront ces créneaux comme les autres. » Mais Jérémie, serveur à la brasserie The Pub, proteste : « Ce n'est pas logique, c'est une contrainte en plus pour les travailleurs qui, toutes les deux heures, doivent aller payer à la machine ! Si au moins il existait un abonnement pour ceux qui bossent ici. » Parce que, décrit par eux-mêmes, le quotidien des commerçants, des restaurateurs et des clients a tout d'une partie de cache-cache avec les pervenches.
Partagés entre l'assiette et la voiture, ils évaluent mentalement ce qui revient le moins cher... payer toutes les deux heures ou collectionner les papillons ?w


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sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
lorenzo : ...