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LILLE / TENDANCE

Maxime Simoens, le prodige de la mode

Maxime Simoens, le 8 mars dernier, au salon de David Mallett où avait lieu la présentation de sa dernière collection. Ci-dessous quelques créations du jeune prodige de la mode qui a un véritable don pour embellir la femme. Maxime Simoens, le 8 mars dernier, au salon de David Mallett où avait lieu la présentation de sa dernière collection. Ci-dessous quelques créations du jeune prodige de la mode qui a un véritable don pour embellir la femme.

Tous les plus grands magazines de mode le qualifient de « nouveau prodige de la couture française ». Le Lillois Maxime Simoens vient de présenter sa deuxième collection à Paris. À 26 ans, il a créé sa propre maison après avoir travaillé avec Jean-Paul Gaultier, John Galliano, etc.



LAURIE MONIEZ > laurie.moniez@nordeclair.fr
Dans Elle, Vogue, Cosmopolitan, Le Figaro Madame ... il est partout. Et depuis la présentation de sa nouvelle collection il y a dix jours, son téléphone n'arrête pas de sonner. Le jeune prodige Lillois au visage d'ange n'en finit pas de faire des étincelles dans le milieu de la mode à Paris et même au-delà de nos frontières. « Ce qui me plaît, c'est de voir l'emballement des acheteurs. Je ne suis pas une multinationale, je ne suis pas encore connu à l'étranger mais ma collection plaît », semble-t-il s'étonner.


Il fait ses débuts
chez Jean-Paul Gauthier

Le jeune créateur a de l'or dans les doigts et la tête sur les épaules. « Je n'ai pas la grosse tête parce que je sais que le succès arrive vite mais qu'il peut aussi vite repartir. C'est me pousser haut que de parler de jeune prodige. J'essaie de correspondre à cette attente ». « Bosseur, acharné, parfois très angoissé », ce faux calme est un « grand stressé qui (s)e soigne ». Son leitmotiv : faire mieux la prochaine fois. Et il le fait. En se fixant des objectifs.
Flashback. Nous sommes en 2001, Maxime est au concert de Madonna. Sur scène, la Madone se déhanche dans des tenues signées Jean-Paul Gauthier. C'est le premier challenge de Maxime : décrocher un stage chez le grand couturier. « Il est réputé pour ne pas prendre de stagiaires, mais j'ai insisté. Je lui ai envoyé une lettre de motivation : le texte était brodé dans un corset que j'avais travaillé en cuir ». L'obstination paye. Pendant neuf mois, il gère les accessoires chez Gauthier. « J'ai eu la chance de dessiner la collection : c'est inespéré pour un stagiaire ». De cette première confrontation avec le milieu de la mode, il apprend le cheminement d'une collection. De l'idée jusqu'au défilé. « Et Jean-Paul Gauthier a des idées toutes les 5 secondes ! Il est impressionnant ».
Puis il devient stagiaire chez Dior, la maison de John Galliano. Il quitte son poste à la broderie au bout de six mois. « Ça ne me plaisait pas trop. La collection est faite en 2 ou 3 semaines, le reste du temps, on ne fait rien. Ça ne permet pas d'aller au fond des choses. Moi, j'aime l'endurance ». Chez Balenciaga, il se donne à 300%. « J'ai appris beaucoup avec Nicolas Ghesquière. Je m'occupais des imprimés, des broderies, des inspirations ».

Il habille Mélanie Laurent...

Et puis vint le temps de se lancer. « J'ai reçu une proposition pour lancer ma propre structure », nous raconte Maxime. Depuis janvier 2009, il réalise ses prototypes dans un « tout petit atelier de confection » rue de Montmartre à Paris. Une équipe de 7 personnes et des stagiaires très précieux l'accompagnent dans son aventure.
La présentation de sa deuxième collection à la date symbolique du 8 mars a emballé les critiques de mode. Son style est très architecturé, féminin, moderne tout en s'accrochant à des références anciennes. « Mon but, c'est d'habiller la femme. J'essaie de l'embellir, pas de la déguiser mais de la mettre en valeur ». Ne lui demandez pas si cet amour pour la féminité lui vient de sa maman... « Ma mère n'est absolument pas mode !
Elle, c'est pantalon classique, baskets et vieux pulls ! » Aujourd'hui, Maxime habille les plus belles actrices. « Diane Kruger m'a demandé de l'habiller. J'ai envoyé des vêtements... ils ne sont pas revenus ! » Un bon signe. On a aussi découvert Mélanie Laurent dans les magazines féminins, habillée par Maxime. « Je la revois ce vendredi. C'est une personne que je voulais vraiment habiller. C'est important d'avoir une image associée à quelqu'un, que nos vêtements soient incarnés par des tempéraments ».
Où se voit-il dans dix ans ? « Toujours chez moi, j'espère, avec mes collections et un nom plus évocateur qui me permette de construire un projet pérenne ». À peine remis de la frénésie de la présentation de sa collection automne hiver 2010, Maxime s'est déjà remis au travail. « Je présente une précollection en juin avant ma 3e collection en octobre ». La thématique est encore floue, mais, il assure qu'il sera encore question de féminité. w


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