Lutte contre les discriminations
Publié le samedi 30 janvier 2010 à 06h00
En plein débat sur l'identité nationale, Martine Aubry et la Ville s'engagent avec force sur un plan de lutte contre les discriminations en tous genres : « Il faut rompre le mur de la peur ».
JULIA MÉREAU > julia.mereau@nordeclair.fr
« A bras-le-corps ». C'est avec cette force que Martine Aubry a présenté, hier à la presse, le Plan de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité des chances de la Ville de Lille, qui sera soumis au vote, lundi soir en conseil municipal. Un signe politique mais pas seulement, a insisté le maire : « on le voit bien dans nos quartiers, à nouveau, beaucoup baissent les bras. Ils se sentent rejetés quand ils veulent accéder à un emploi, un logement ou encore se faire soigner ». Question de couleur de peau, de sexe, ou d'adresse tout simplement. « Quand on habite Lille Sud, par exemple, ça fait peur, je vois ça tous les jours », a confirmé Bernard Charles en président de conseil de quartier. D'où ce plan. Place à l'action, a dit en substance le maire. Cinq priorités ont été définies avec les partenaires que sont les entreprises via FACE et Alliances, la Halde, la Maison de l'Emploi et l'association d'aide aux victimes.
Un pôle d'accueil et d'orientation des victimes. Située à la Maison de la Médiation, juste derrière la mairie, la Halde tient déjà des permanences les trois premiers jeudis de chaque mois. Celle-ci sera renforcée avec une permanence du MRAP, et un juriste spécialisé. « Le but étant de se positionner aux côtés des victimes, a expliqué Dalida Dendouga, l'adjointe en charge du Plan. Et d'être identifié par ceux qui pratiquent ces discriminations ». Les dossiers seront transmis au Procureur de la République.
Études supérieures : égalité des chances. La ville lance un appel aux grandes écoles, université, filière d'apprentissage afin d'assurer le suivi des jeunes. « Il faut mettre en place des actions pour les inciter à poursuivre leurs études. Il ne s'agit pas de créer une élite en allant chercher les meilleurs mais bien de dire à tous qu'ils sont capables » a précisé le maire. Entre autres, il s'agit de mettre en place des tutorats, d'organiser des sorties pour les collégiens dans les entreprises, etc. Et de faciliter les premiers stages en entreprises.
Loisirs. Sont visés les boîtes de nuits et les cafés, lesquels sont déjà liés à la Ville par une charte de la vie nocturne. Des « testing » alliant des jeunes et des fonctionnaires de police seront organisés, en partenariat avec les services du Procureur de la République. Une première en France, qui, si elle fonctionne, pourrait être déclinée sur d'autres domaines comme celui du logement.
Emploi. La Ville va concrètement accompagner des jeunes candidats à l'embauche, diplômes ou pas. Premier exemple, ce 4 février, où elle se rendra au Forum emploi-stages à la Cité des Échanges, avec des jeunes repérés par la Mission locale pour leur profil susceptible de plaire aux entreprises présentes. La Ville elle-même s'y présentera comme employeur pour recruter des agents de cantine.
Logement. Une convention locale entre la Ville, la FNAIM et la Halde sera prochainement signée pour concentrer les efforts sur les obtentions aux logements privés. Une convention nationale ayant déjà été signée.
Et à l'interne. La Ville s'appliquera aussi ce plan qu'elle engage, et son service des ressources humaines sera particulièrement concerné avec une révision des méthodes à l'embauche. w


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QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...
bdxethike : bons débuts