Une passion qui n'est pas forcément rémunératrice
Publié le mercredi 27 janvier 2010 à 06h00
À l'occasion du congrès national des guides conférenciers qui se tient cette semaine à la gare Saint-Sauveur, rencontre avec ces hommes - et surtout ces femmes - qui connaissent l'histoire d'une ville ou d'un musée sur le bout des doigts.
Ils ont tous en commun d'être passionnés par l'histoire des Arts et l'architecture. Et ils ont voulu devenir guide, même si leur voie n'était pas toute tracée au départ. « Je travaillais dans le secrétariat, je donnais des formations de dactylo », confie Françoise Dujardin, guide conférencier dans la métropole lilloise. Geneviève Dal, guide à Lille et à Roubaix, était même assistante sociale dans une « autre vie ». Mais tous les guides assurent que la voie d'entrée dans la profession n'est pas un chemin facile. « Le niveau minimum est de bac + 3, voire même bac + 5 », explique Stéphane-Béatrice Debrest, elle-même titulaire d'un doctorat en histoire des Arts et guide du musée La Piscine à Roubaix. « Et seuls 30 % des candidats sont acceptés », poursuit-elle. Inutile de dire que la maîtrise des langues étrangères est un précieux atout.
Et puis, il y a tout l'apprentissage sur la façon de conduire son public. « Une visite guidée ne s'improvise pas », sourit Stéphane-Béatrice. « Il faut prendre en compte les différences d'âge pour intéresser aussi bien les petits que les grands », ajoute Françoise. Il y a aussi les détails, comme ne pas orienter son public face aux rayons du soleil...
Mais le gros souci de la profession, c'est bien la rémunération, Le statut des guides est contractuel. « On est payé à l'heure, mais on fait soit 600, soit 400 ou 200 heures par an », révèle Françoise. Rares sont ceux qui arrivent à être guide à temps plein. La majorité a une autre profession, par exemple beaucoup sont enseignants ou de simples étudiants qui occupent leur week-end. C'est surtout ce qui explique pourquoi il y a si peu d'hommes chez les guides conférenciers. « On le fait parce qu'on est marié, conclut Françoise. C'est une passion qui nous fait gagner en quelque sorte notre argent de poche. »
M.B.


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...