Nuisances nocturnes : vers des sanctions automatiques
Publié le samedi 19 décembre 2009 à 06h00
Hier soir au conseil, C. Decocq a dénoncé « l'échec de la politique municipale de Prévention et de la démocratie participative » concernant le dossier des nuisances nocturnes.
R. Vicot s'explique.
LAURIE MONIEZ > laurie.moniez@nordeclair.fr
Masséna-Solférino, Wazemmes, Vauban : dans les quartiers où les problèmes de tapage, de bagarres, d'ivresse sur la voie publique et autres excès liés à la vie nocturne font partie du quotidien, les habitants craquent. Et c'est Christian Decocq (UPL) qui hier a voulu se faire écho de leur désarroi en pointant le non-respect de la charte de la vie nocturne par des cafetiers et responsables de boîtes de nuit. « Vous avez renoncé à la dissuasion par la répression contre la promesse d'une nouvelle charte promise par les professionnels pour décembre, nous sommes en décembre !
», a-t-il lancé à l'élu en charge du dossier, Roger Vicot. Pointant un « échec de la démocratie participative et de la politique municipale de la prévention », Christian Decocq a demandé plus de fermeté, en glissant au passage, la solution de l'implantation de la vidéo protection, thème qui lui est cher.
En réponse, l'adjoint à la vie nocturne a rappelé que les conseillers de quartier étaient impliqués comme à Vauban, depuis trois ans, à travers la commission vie nocturne.
Concernant la sécurité, Roger Vicot a fait savoir qu'il avait reçu le 2 novembre une centaine d'exploitants pour leur rappeler leurs engagements. « Leur principale demande était de savoir quand reviendrait le véhicule de police qui stationnait en permanence. La police nationale a répondu qu'elle n'avait pas les effectifs ».
À l'absence de répression dénoncée par l'élu de droite, l'élu de gauche réplique : « En 2008, la police municipale a transmis au Procureur 80 procès verbaux. Et en 2009, on est passé à 200 PV pour tapages nocturnes et dépassement d'horaires. Sans compter les 425 PV adressés aux établissements qui ne respectent pas le périmètre des terrasses ». Parmi les chiffres, il cite en vrac les 6400 interventions de la police nationale sur l'année rien qu'à Masséna-Solférino, les 12 demandes de fermeture administrative en cours, les 128 IPM (ivresses publiques manifestes), etc.
Pour rappel, après un premier constat d'infraction, la mairie adresse une lettre et un PV. Deuxième constat : sanction (telle que le retrait de la terrasse de l'établissement). Troisième constat : fermeture administrative.
Tout ça pour dire que Roger Vicot n'a « pas attendu que Christian Decocq s'émeuve pour agir ». Mais la nouveauté c'est bien la mise en place d'une grille de sanctions « automatiques et systématiques ». Elle sera appliquée pour un non respect au règlement relatif aux terrasses, à l'hygiène ou à la charte de la vie nocturne. « On travaille dessus depuis quelques mois. On attend l'acceptation par la Préfecture », dit Roger Vicot.
Quant aux épiceries de nuit qui délivrent de l'alcool, l'élu avait mis en suspens le projet de charte de bonne conduite en raison de l'absence du représentant des épiciers, souffrant. « Je vous promets que le document sera présenté début 2010 ».
Conclusion : en 2010, les patrons de bars et boîtes ont intérêt à respecter la charte car les sanctions vont tomber. w





