Le suspect interpellé dimanche n'est pas sorti de son silence
Publié le mardi 15 décembre 2009 à 06h00 - MORAD BELKADI
Le jeune homme de 24 ans interpellé dimanche et soupçonné d'être l'auteur de la fusillade meurtrière à Lille samedi n'expliquait toujours pas hier les raisons de son acte. Sa garde à vue a été prolongée.
Nassim El Abouchi est resté dans le mutisme le plus complet hier devant les enquêteurs de la police judiciaire. Interpellé dimanche à Faches-Thumesnil, l'homme de 24 ans est soupçonné d'être l'auteur de la fusillade meurtrière de samedi après-midi à Lille. Nourredine Nadir, un habitant du quartier du Faubourg de Béthune âgé de 27 ans, a été tué de plusieurs coups de chevrotines, en bas de chez lui, avenue Verhaeren.
Dans la matinée, des coups de feu avaient d'abord été tirés en direction d'un restaurant de Wazemmes, faisant s'effondrer la vitrine. Quelques personnes ont été légèrement blessées par les éclats. Un peu plus tard, c'est un animateur du foyer des sans-abris de l'ABEJ qui était touché sévèrement au plomb. Opéré en urgence, il était hier hors de danger.
Problèmes psychiatriques
Une seule et même personne est à l'origine de ces actes. Mais quel est le lien ? Impossible de savoir. Le principal accusé, identifié comme un marginal, est déjà connu des services de police. Il souffrirait de lourds problèmes psychiatriques, aggravés par une dépendance aux produits stupéfiants.
Hier, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures. Les enquêteurs devraient en savoir plus aujourd'hui sur ses motivations.
En revanche, on en sait d'avantage sur le dispositif qui a permis de l'interpeller dimanche. Depuis la veille, 80 policiers étaient exclusivement dédiés à sa recherche, sur Lille et sur les zones de Loos, Wattignies et Faches-Thumesnil. Des renforts ont été appelés de Roubaix et Tourcoing. Au final, c'est une patrouille de régulation, circulant à scooter, qui a repéré la 106 rouge à bord de laquelle l'individu circulait. Des agents ont ensuite pris en filature le véhicule pendant environ 10 à 15 minutes. Une équipe du GIPN, en alerte durant tout le week-end, l'a interpellé dans une maison de la rue des Myosotis, à Faches-Thumesnil. w





