La nouvelle révolution : Be bop, « Beloola » !
Publié le lundi 23 novembre 2009 à 06h00
Un univers en 3D où l'on peut se promener dans son appartement, aller voir un concert en live, acheter un album ou embarquer pour une visite d'un musée.
C'est le concept de Beloola, nouveau venu dans le camp des réseaux sociaux et dont le coeur bat à Euratechnologies.
MORAD BELKADI > morad.belkadi@nordeclair.fr
De l'aveu même de son créateur, Beloola, c'est la synthèse inédite entre l'incontournable Facebook, My Space, le jeu Les Sim's et l'univers de Second Life... Pour les plus ignorants, voire même réfractaires à l'ère du Web 2 et du monde des jeux vidéos, une petite explication s'impose.
Beloola.com, est un réseau social culturel de nouvelle génération. On ne doit pas le concept à un entrepreneur fou de la Silicon Valley mais à Tom Gauthier, un jeune Lillois d'adoption de 27 ans, qui s'est installé à Euratechnologies. Le nom du site est inspiré de la chanson culte de Gene Vincent et reprise par Elvis, Be Bop -A- Lula. « Je me suis amusé avec les paroles et j'ai sorti Beloola. Et à chaque fois que je le dis, je trouve que ça sonne bien », sourit Tom Gauthier.
« Culture équitable »
Le concept est simple et entièrement gratuit. Le jeune entrepreneur insiste, « la grande révolution, c'est qu'il n'y a rien à télécharger, pas de logiciel à installer, tout se passe depuis le navigateur Internet ». Il suffit de créer un compte, un avatar, notre équivalent dans le monde virtuel, et nous voilà atterris dans une ville totalement modélisée en trois dimensions. Mais après, quel est le but ?
« Là où les autres réseaux sociaux c'est tout et n'importe quoi, ici il y a une utilité précise, assure Tom Gauthier. On est dans un monde dédié à la culture équitable. » Les artistes sont donc les premiers visés. Moyennant un abonnement mensuel de 5 à 20 E, ils peuvent vendre leurs oeuvres et toucher 100% des bénéfices. Musiciens, peintres, plasticiens... « C'est idéal pour les artistes indépendants ou les petits labels. Tous peuvent s'autoproduire.
» Tom poursuit, « dans la ville, il y a une salle de concert où les artistes peuvent retransmettre leur prestation en direct. Lorsqu'ils viennent dans une région, certains groupes ne font qu'une ou deux dates. C'est frustrant lorsque c'est complet ou qu'on ne peut pas s'y rendre. Avec Beloola on peut se rattraper ».
Ce n'est pas tout, des partenariats avec les musées, notamment régionaux, sont en cours, pour retrouver tout leur contenu en ligne.
Pourra-t-on bientôt visiter le palais des Beaux-Arts ou le musée de la Piscine en mode virtuel ? Autre aspect de Beloola, l'agrégation d'autres services.
L'utilisateur, lorsqu'il se trouve dans son appartement, peut accéder à ses contacts et son mur facebook, chatter sur MSN, écouter ses disques préférés ou consulter ses mails. Tout ça, sans sortir du site. Et en flânant dans la ville, on peut s'arrêter devant un autre utilisateur pour engager la conversation.
Côté financement, en plus des abonnements, il faut bien trouver des recettes. Des bandeaux pubs ? « Trop intrusif », répond le jeune entrepreneur. À la place, pourquoi ne pas proposer des objets à la vente pour équiper son « e-logement » . Un vélo, une paire de chaussure qu'une marque peut mettre en avant.
Sur invitation
Pour le moment, accéder à Beloola ne se fait que par invitation, car le site est victime de son succès et ne peut pas répondre aux demandes de tous les utilisateurs et artistes. Ce qui incite Tom Gauthier à développer d'autres projets. Pourquoi ne pas proposer aux marques d'ouvrir leurs boutiques en ligne 3D où les utilisateurs pourraient faire leurs courses comme dans un vrai magasin, payer, mais recevoir cette fois leur colis bien en vrai. Dans le monde réel. w


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QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...
bdxethike : bons débuts