Pub : où sont les limites de la Ville sandwich ?
Publié le jeudi 29 octobre 2009 à 06h00
Hier matin, l'un des barbouilleurs du collectif des déboulonneurs s'est fait convoquer devant le délégué du procureur. Les Verts lui ont apporté leur soutien et redit ce qu'ils pensent du règlement municipal. Dans un mois, quelque 250 panneaux publicitaires devront être retirés.
JULIA MÉREAU > julia.mereau@nordeclair.fr
La dernière fois que c'est arrivé, ils étaient six. Et ils ont tous refusé de payer les sommes réclamées par l'afficheur J-C Decaux. Hier, idem. Le militant n'a pas réglé les 118 euros que réclame le même afficheur, suite au « barbouillage » effectué sur un panneau publicitaire, rue de Béthune, en janvier dernier. Rien n'arrêtera les déboulonneurs de Lille, qui régulièrement appellent à la désobéissance civile dans les rues de la Ville. Leur cible : les pubs, vous l'aurez compris. Ils réclament un débat public, la suppression des panneaux lumineux et déroulants et revendiquent une taille maximale d'affichage de l'ordre de 50 cm par 70 cm, conformément aux tailles maximales imposées pour les messages associatifs et politiques. « La télé, on peut l'éteindre. La radio, idem. Les journaux, on peut ne pas les lire si on veut. Dans la rue, c'est différent. Ces pubs nous sont imposées ».
Date anniversaire
fixée au 29 novembre...
À Lille, les militants reçoivent le soutien des Verts. « Pour moins consommer, il faut moins de pub », résume en deux mots, Cyrille Pradal, conseiller municipal. Dans leur ligne de mire, les élus Verts ont, eux, le règlement municipal, voté il y a deux ans. « À l'époque, on ne l'avait pas voté d'ailleurs, on le trouve trop laxiste », rappelle Marc Santré, adjoint au maire. « Dans la ville, les 4 par 3 mètres, soit 12 m², sont autorisés alors qu'on avait demandé de les réduire à 8 m² pour amorcer un mouvement de décroissance publicitaire ».
En outre, les Verts se demandent si la Ville aura les moyens de mettre au pas les annonceurs, comme elle se l'est promis : il y aurait à ce jour 250 panneaux illégaux contre 200, il y a deux ans. Or, ces deux années devaient déjà servir à les rendre conformes... « Mais la date anniversaire est fixée au 29 novembre, rappelle Jacques Richir, l'adjoint en charge de la qualité du cadre de vie. Il leur reste donc un mois. Pour certains, je pense qu'ils attendront le dernier moment. » L'élu est optimiste et argue que s'il y a davantage de panneaux illégaux aujourd'hui parce que la Ville a poursuivi le recensement d'il y a deux ans. « Si au 29 novembre, rien n'a été fait, nous entamerons des actions : nous irons constater, puis déposer les panneaux nous-mêmes s'il le faut par le biais d'une entreprise et nous facturerons le tout à l'annonceur ». Et l'élu de conclure quant au règlement municipal : « c'est le bon équilibre qui évite la débauche visuelle et préserve la ressource économique pour les commerçants qui en ont besoin ». Selon les derniers chiffres, c'est aussi une ressource pour la Ville de l'ordre de 1,6M d'euros. Côté annonceur, JC Decaux qui semblerait être le principal concerné pour des panneaux à déposer, n'a pas voulu commenter hier : « nous attendons le résultat du recours engagé ». Lequel recours n'est pas suspensif, a rappelé Jacques Richir. w


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...