Au secours... de tous
Publié le dimanche 06 septembre 2009 à 06h00
Les postes de secours de la Braderie sont au nombre de seize. En liaison permanente les uns avec les autres et avec le centre opérationnel départemental (COD) établi en Préfecture, ils gèrent la protection du public de la Braderie. Rendez-vous avec l'équipe de la rue Gosselet.
LISE DOMINGUEZ > lise.dominguez@nordeclair.fr
Ils sont en poste depuis samedi 7 heures du matin, à l'angle de la rue Gosselet et de la rue Claude-Bernard. Ici, c'est la section Croix Blanche d'Hellemmes qui prend en charge les opérations de secours pour le secteur Jean-Baptiste Lebas et Victor-Hugo, non stop du samedi aux aurores au dimanche minuit. Dans chacun des postes répartis sur les points stratégiques de la Braderie, des sociétés de secouristes assermentées par la Préfecture sont opérationnelles. La Croix Blanche gère deux postes de secours, celui-ci et le poste à l'angle du Boulevard Victor-Hugo et de la rue de Wazemmes.
« Nous sommes une équipe de 15 secouristes bénévoles par poste pour traiter les petits soins. Deux de nos équipiers tournent aussi en permanence dans le secteur avec un sac à dos de matériel de premiers secours et une radio, explique Thierry Delahousse, président de la section de la Croix Blanche d'Hellemmes. Nous sommes également équipés pour faire face à des cas plus graves. Nous avons sur place le même matériel que les pompiers, des brancards, du matériel d'immobilisation, un défibrillateur et une ambulance pour évacuer les blessés.
» Situés toujours un peu en retrait de la foule pour faciliter la circulation des ambulances et véhicules de sécurité, les postes de secours sont organisés en trois espaces : tentes de soins, d'intendance et dortoir pour les périodes de sommeil pris par tranches de quatre heures. « Toutes les quatre heures également, nous transmettons un relevé des interventions - pour chaque personne soignée, on établit une fiche de renseignements - au centre opérationnel départemental basé à la Préfecture, poursuit Thierry Delahousse. C'est cette intercommunication entre tous les postes, la police, le Samu et la Préfecture qui rend le dispositif intéressant et très efficace. Depuis plus de 16 ans que je fais des braderies, je n'ai jamais eu de gros soucis à gérer. Mais nous ne sommes pas non plus à l'endroit le plus chaud, du côté de la gare ou de la Treille, c'est plus dur pour les équipes. » Hier, les secouristes avaient eu à soigner une piqûre de guêpe, une coupure, un malaise, un mal de ventre et une agression sur personne.
La salle des enfants trouvés
C'est aussi grâce à cette coordination qu'enfants et personnes perdues sont retrouvés rapidement. Amenés à l'accueil des enfants trouvés, salle Noël-Hérain, rue Jean-Sans-Peur, ils sont aussitôt pris en charge par des agents du service des actions éducatives de la Ville en attendant l'arrivée de leurs parents. « En 2008, nous n'avons eu que trois enfants perdus pendant la Braderie, expliquent Annis et Milène, les permanents du jour. Et aujourd'hui, une seule maman est venue nous signaler que son enfant de 13 ans s'était perdu. » Sa description détaillée a alors immédiatement été envoyée à tous les postes, à la police et au COD. Et généralement, les enfants ou personnes sont retrouvés en moins de trente minutes, grâce... aux secours. Hier soir, une douzaine d'enfants avaient été perdus, puis retrouvés.


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...