Martine Aubry et les primaires...
Publié le vendredi 04 septembre 2009 à 06h00
Comme chaque année, le maire de Lille a accompagné des jeunes Lillois lors de leur rentrée scolaire. Hier, à l'école primaire Boufflers, où une classe a été supprimée, Martine Aubry a dénoncé le manque de moyens dans l'Éducation nationale.
LAURIE MONIEZ > laurie.moniez@nordeclair.fr
« Martine Aubry et les primaires », c'était l'un des sujets de l'Université d'été de La Rochelle. « Martine Aubry et les primaires... de Boufflers », c'était hier, à l'occasion de la rentrée scolaire.
Dès 8 h 15, le maire de Lille était dans le seul établissement lillois qui connaît une fermeture de classe. En effet, si quatre classes ont été ouvertes à Lille-Sud (plus une à Hellemmes, à Berthelot-Sévigné, lire page suivante), l'école située rue Saint-Sauveur, et ses 209 élèves inscrits, n'a pas pu faire face à la décision de l'Inspection académique. C'est donc pour saluer les équipes enseignante et éducative et encourager les petits, notamment ceux qui faisaient leur entrée au CP, que Martine Aubry et d'autres élus ont fait le tour des classes. « Il faut bien travailler », a lancé le maire à « toutes ces jolies petites filles ».
Parmi ces jeunes élèves qui faisaient leur entrée à l'école primaire, Raphaël, six ans et demi, semblait perplexe face à l'agitation médiatique qui régnait dans sa classe. Assis à son petit bureau, une pochette intitulée « Bienvenue à l'école Boufflers, Bonne rentrée au CP » posée sur sa table, Raphaël avouait ne pas reconnaître cette dame suivie par une nuée de journalistes. « Il a un petit peu mal au ventre, explique Angélique, sa maman, mère de 6 enfants. Mais il n'est pas impressionné. » Une rangée plus loin, Lucas, 7 ans, « content » de faire sa rentrée, regarde du coin de l'oeil Martine Aubry... sans savoir de qui il s'agit ! « Il ne connaît que Nicolas Sarkozy », sourit sa maman.
Ça tombe bien, Martine Aubry a un message à lui faire passer. Ou plutôt, à son gouvernement. Face aux caméras, elle rappelle qu'à Lille « ce qu'on aime, c'est d'être accompagné au plus haut ». Et ce, dès le plus jeune âge. C'est pour cela que « localement, pour nous, l'école est une priorité ». Et de détailler les axes du Plan éducatif global lillois : accompagner les élèves en difficulté et adapter les rythmes scolaires à chaque type d'enfant. Au niveau national, elle regrette qu'« aujourd'hui il n'y ait plus de politique de l'Éducation nationale ».
« Il n'y a plus qu'une idéologie : moins d'État. » La première secrétaire du PS demande « plus d'assistantes sociales pour que les enseignants puissent se concentrer sur leur travail ». Elle dénonce la suppression de 60 postes de Rased dans la région, estime qu'enseignant est un « métier extraordinaire » mais qu'il faut « rendre cette fierté » aux instits en leur « donnant plus de moyens », et termine sur l'école des 4 jours en lançant que « 6 heures de cours par jour, c'est de la folie ! Les 4 jours, on n'a pas fini d'en payer les conséquences ».
Il est bientôt neuf heures. Dernier coup de règle sur les doigts du petit Nicolas au sujet de la grippe A : « À Lille, tout est prêt, et je n'ai pas de raison d'être inquiète aujourd'hui mais j'aimerais que le gouvernement en dise plus aux Français sur la réalité de ce risque ».





