« Pour des primaires largement ouvertes à gauche »
Publié le lundi 31 août 2009 à 06h00
PROPOS RECUEILLIS PAR LISE DOMINGUEZ > lise.dominguez@nordeclair.fr Le Mouvement Républicain & Citoyen de Jean-Pierre Chevènement a tenu samedi à la salle des Fêtes de Lille Fives son université d'été des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais.
Son premier secrétaire du Nord et adjoint au maire de Dunkerque, Claude Nicolet, s'exprime.
Qui aviez-vous convié à vos séances de travail ?
>> Pour le Parti socialiste, Rémy Pauvros, Éric Bocquet pour le PC, Marc Dolez pour le Parti de Gauche, Jacques Mutez pour le Parti Radical de Gauche, Jean-Yves Autexier, directeur de la Fondation Respublica. Les Verts ont été invités mais ne sont pas venus.
Sur quelles thématiques avez-vous travaillé ?
>> Nous avons traité de la question sociale, du travail et de l'égalité, des thèmes essentiels à l'identité de la gauche, puisque la gauche traverse une grave crise d'identité. Il est donc important de revisiter les outils intellectuels et idéologiques capables de renverser l'idéologie qui a amené Nicolas Sarkozy au pouvoir.
Des pistes ont-elles déjà été tracées ?
>> Plusieurs ont été lancées. Sur le sens et la rémunération du travail. Nous estimons que l'augmentation du salaire est facteur de croissance économique et non pas opposable à la croissance. Nous estimons qu'il faut repenser la répartition des richesses entre les revenus du travail et ceux du capital. Les questions de la fiscalité et celle d'égalité et de liberté ont également été évoquées. La refondation de la gauche ne passera pas sans une analyse sérieuse de la mondialisation qui a transformé le capitalisme d'industrie en capitalisme financier.
Vous dites « Le rassemblement de la gauche, condition de la victoire ? ». Expliquez-nous comment ?
>> Depuis notre congrès au Kremlin-Bicêtre en juin 2008, nous parlons de la création d'un grand parti de gauche, sans écho. Aujourd'hui, devant la force des événements, la difficulté du PS, l'idée du rassemblement fait son chemin et devient une nécessité, une urgence sociale et économique. Mais un rassemblement sans projet serait vain.
Quelle est votre position sur l'organisation des primaires ?
>> Nous y sommes favorables à condition qu'elles soient très largement ouvertes à l'ensemble de la gauche, en fait qu'elles soient co-organisées par plusieurs partis. Je pense d'ailleurs que si un parti organise seul les primaires, il risque de se retrouver encore plus seul, voire isolé, après.
Quelles sont les conclusions de vos travaux ?
>> Nécessité d'ouvrir le débat, de discuter, d'organiser des séries de rencontres bilatérales. Comme dit noter collègue Françoise Dal : « Travaillons d'abord sur ce qui nous divise ». À de nombreuses reprises donc, la question européenne a été centrale dans nos débats. Car nous pensons que la nature libérale de la construction européenne a été un piège pour la gauche française et le PS. C'est aussi sur cela que nous devons nous mettre d'accord.
Nous pensons que la nature libérale de la construction européenne a été un piège pour le PS et la gauche française. C'est sur cela que nous devons nous mettre d'accord.





