La mairie s'explique, les Ajonc patientent
Publié le vendredi 06 février 2009 à 06h00
Montés au créneau cette semaine à propos d'un terrain qu'ils souhaitaient transformer en jardin communautaire et qui finalement accueillera des Roms, les Ajonc ont eu des explications de la mairie.
MARIE TRANCHANT > lille@nordeclair.fr
La polémique se tasse. Un terrain en friche à Lille-Sud, que les Ajonc (Amis des jardins communautaires et néanmoins clôturés) espéraient transformer en jardin communautaire, a créé la polémique cette semaine (notre édition de mercredi). La mairie a en effet décidé d'utiliser ce terrain municipal pour accueillir des mobil homes à destination de familles roms. Mercredi, une réunion a eu lieu, calmant les tensions.
« Enfin, le dialogue a été instauré avec nous, souffle René Penet, président des Ajonc. L'information a commencé dans le quartier, l'objectif est atteint. » C'est en effet lorsque des agents municipaux ont commencé à travailler sur le terrain, lundi, que l'association et les riverains ont appris ce qu'allait devenir ce terrain à l'abandon. La mairie a rectifié le tir depuis. « Un courrier a été envoyé aux riverains », explique Marie-Christine Staniec-Wavrant, l'élue à la lutte contre les exclusions. « Il y a eu une carence d'information et de communication avec les Ajonc et avec les riverains, confirme Éric Quiquet, adjoint aux espaces verts. Dont acte. » Un couac dans la communication, que les Ajonc pardonnent, avec quelques revendications, malgré tout. « On attend un rendez-vous avec Bernard Charles (président du conseil de quartier de Lille-Sud, Ndlr) pour évoquer une piste "compensatoire" », lance René Penet. Et en matière de compensation, deux pistes sont en fait évoquées. D'abord, sur ce terrain même qui accueillera des familles roms probablement à la fin du mois. L'idée serait d'utiliser le fond de la parcelle, pour y installer un jardin, partagé par tous. Ce bout de terrain, représentant plus d'un tiers de l'espace total, pourrait « servir de lien à tous », souligne René Penet. Un lien entre riverains, Roms et Ajonc.
« Une instruction partagée pour un jardin partagé »
L'autre piste évoquée, c'est celle d'un autre terrain possible pour un jardin communautaire à Lille-Sud, rue Baudin. Bernard Charles n'y est d'ailleurs pas opposé, à condition de vérifier que le lieu s'y prête. « Si c'est faisable, j'y suis favorable, confirme-t-il.
Il faut vérifier avec les services. Il faut une instruction partagée pour un jardin partagé. » Exit les non-dits et les tensions du début de semaine et place au dialogue. « Il y a eu une crispation légitime, les ratés sont assumés et maintenant, des explications ont eu lieu », ajouté Éric Quiquet.
La semaine prochaine, les travaux d'aménagement du terrain pour accueillir les cinq mobil homes doivent commencer. Bernard Charles conclut : « Mon obsession est de participer à trouver des solutions pour des familles qui sont dans des conditions intenables de précarité.
L'essentiel est d'aboutir sur cette question sociale humanitaire. »


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



QUID : Z. L'KASSIMI DAHMANI n'a rien à dire...On a le profil...
QUID : Tout cela c'est bien beau, mais que fera Z.L' Kassimi...
citospopulos : Depuis plusieurs années Mr TARDY occupe des responsabilités...
bdxethike : bons débuts