Trois ou quatre facteurs de carillon reconnus au monde
Publié le dimanche 21 février 2010 à 06h00
Comment fabrique-t-on un carillon ? Ou plutôt, comment fabrique-t-on un carillon de qualité, qui puisse être repris dans la Guilde des carillonneurs de France ? Là, c'est le domaine de Bernard Paschal, artisan campanaire, et de M.
Paccard, de la fonderie d'Annecy, créée en 1796. Car tous les carillons ne sont pas dignes de la Guilde, loin s'en faut. « Pour appartenir à la Guilde, il faut au moins 36 cloches, ou trois octaves si vous préférez, pour les concerts... » La qualité d'une cloche ? « Elle dépend d'abord du savoir-faire du facteur de carillon, explique M. Paccard. Pour les cloches d'église, il y a 80 fondeurs reconnus dans le monde. Pour les cloches de carillon, nous sommes trois ou quatre, pas plus. Un facteur de carillon doit savoir fabriquer et aussi implanter son travail pour qu'il y ait une homogénéité musicale. Les cloches d'église, par exemple, se balancent beaucoup plus fort que celles d'un carillon qui sont quasi fixes. Mon grand-père a fait des recherches pendant 37 ans sur l'accordage. » La plupart des carillons de la région (Nord et Belgique) ont été fabriqués par la société Paccard justement.
Bernard Paschal, lui, est installé à Wimereux. Il est artisan campanaire, au sein de l'entreprise familiale, née de l'horlogerie en 1908 : « Nous allons travailler sur la réalisation de l'ensemble, chercher la solution la plus adaptée à l'église. » Avec cette donne qui plaît aux deux hommes : la salle des cloches de Carvin est l'une des plus grandes qu'ils aient croisée dans leur carrière. Une salle splendide selon eux.
« Et puis, chaque région a un type de sonnerie, et ici on est dans une des régions les plus campanaires de France. On sait qu'on travaille à la restauration d'un vrai patrimoine, mais aussi qu'on va créer. » Créer, en utilisant des outils modernes. « Bien sûr, on intègre les nouvelles technologies dans la fabrication des carillons. On peut modéliser en 3D en amont, pour tester les sons, détecter un problème, etc.
» Tant de talents ne sauraient échouer.
Et une fois le carillon installé, restera à accueillir les visiteurs qui ne manqueront pas d'affluer, envoyés par les offices de tourisme régionaux : le film Bienvenue chez les Ch'tis est passé par là, avec le carillon en haut du beffroi. Mais ça, c'est une autre histoire.
A. M.
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lorenzo : Bonjour ,Dans votre article vous n'abordez pas d'autres...
jeanALille : moi ça me rappelle la scène dans le film Intouchables...
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