Vous êtes ici : Accueil > Locales > Lens > Environs de Lens

CARVIN

Faire renaître le carillon de Carvin : une aventure passionnante qui débute

En haut de la tour, une salle des cloches de plus de 11 mètres de haut, capable d'accueillir le carillon de Dunkerque... En haut de la tour, une salle des cloches de plus de 11 mètres de haut, capable d'accueillir le carillon de Dunkerque...

Qui se souvient du carillon de Carvin ? Des chants de Marie Claire Ferdinande et de Madeleine Louise Henriette, ses deux grosses cloches ? Silencieuse depuis une trentaine d'années, la tour Saint-Martin pourrait bientôt retentir à nouveau, grâce à l'implication d'une bande de passionnés. Rencontre avec des marteaux de la cloche...




PAR ANNA MORELLO
henin@info-artois.fr Ils sont peu nombreux les habitants à entendre encore dans leurs souvenirs les cloches tinter. Et pourtant, le carillon, c'était quelque chose ! Jugez plutôt : 22 cloches, un bourdon de 1 500 kg (lire par ailleurs), des abat-sons autour de la tour carrée qui projetaient loin les mélodies, une superbe salle des cloches... et surtout, quelle longévité ! Car depuis la construction de l'église, au XVII e, cent fois la tour ou le carillon ont été détruits. Et cent fois, les Carvinois les ont ramenés dans la lumière.


Dernier sauvetage en date ? 1981. Les cloches sont alors silencieuses depuis une quinzaine d'années. Un certain Gérard Bonaventure et quelques passionnés décident de retaper le carillon. Première étape à l'époque : nettoyer la salle des cloches des tonnes de fientes de pigeons qui en interdisent l'accès.
Pour réduire les frais, les braves font le maximum eux-mêmes. Les crottes sont déblayées avec les moyens du bord, la tringlerie refaite... La mairie accorde une aide de 4 000 francs, à quoi les bénévoles ajoutent 3 000 francs récoltés sur le terrain. Les efforts paient : le 27 septembre 1982, les cloches sonnent à nouveau. Le carillonneur de Seclin, Jean-Baptiste Mullier, de la Guilde des carillonneurs de France, vient jouer quelques jours. Puis, plus rien.
Cette fois, le silence va durer trente ans. Trente ans que les cloches passent livrées aux vents. Si bien que l'an dernier, en mars, elles doivent être décrochées pour raisons de sécurité. Mais Gérard Bonaventure et ses amis sont toujours là. Et là, pas question de restaurer, il faut reconstruire : une association vient d'être créée.
Baptisée « Renaissance du carillon de Carvin », l'association a voulu se démarquer de la « Sauvegarde de Saint-Martin », « pour que les gens sachent bien que l'argent qu'ils donneront ne sera utilisé que pour le carillon », explique Béatrice Bertolotti, la présidente. Tout juste inscrite en préfecture, l'association a déjà avancé. Le projet : un carillon neuf de 36 cloches (3 octaves) qui serait repris par la Guilde... Un magnifique challenge. Car cette fois, on ne parle plus de 7 000 francs de restauration. Il faut des spécialistes (lire ci-contre) , des matériaux de qualité... Rien n'est encore chiffré, mais une première estimation parle de 300 000 euros pour six mois de chantier minimum.
Récemment, les bénévoles recevaient dans l'église les professionnels. Un descendant du fondateur de la fonderie Paccard, basée à Annecy et qui fabrique des cloches depuis plus de 200 ans, ainsi que Bernard Paschal, artisan campanaire de Wimereux. Deux hommes aux métiers passionnants et passionnés par leur métier. Et déjà très enthousiasmés. « On a une salle des cloches gigantesque, avec plus de 11 mètres de hauteur, on pourrait y mettre le carillon de Dunkerque ! C'est digne d'une cathédrale ! Et la nef, regardez, c'est superbe ! » Un enthousiasme que l'association doit transmettre aux mécènes potentiels : collectivités et privés. À cet effet, une réunion sera organisée le 23 avril, ouverte à tous les amoureux des cloches. Une belle aventure, à suivre. L'association recherche témoignages et documents sur le carillon. Pour cela ou pour donner de l'argent : G. Bonaventure, & 03 21 40 07 63 ou gma.bonaventure@wanadoo.fr


Réagir à l'article

Tous les champs sont obligatoires.

Pas encore inscrit ?

Infos locales

Dessin du jour

Hollande enfariné "Hollande enfariné"

Cinéma

JC comme Jonathan Zaccai JC comme Jonathan Zaccai

L'acteur jusque-là abonné aux seconds rôles débarque sur les écrans avec « JC comme Jésus Christ ». Un film OVNI, docu-fiction autour d'un réalisateur de 18 ans, qui a tout gagné, mais tente de passer son bac. Une histoire entre absurde et satire de la grande famille du cinéma.

les lecteurs
  • Note actuelle 2.75/4

Les autres sorties

Un thriller d'espionnage à l'ancienne

Toujours à l'affiche

Restos

 Les meilleures recettes de nos chefs Les meilleures recettes de nos chefs

Les jeunes chefs de l'Athénée (B.) nous ont livré quelques-uns de leurs secrets : voici pour vous les recettes des meilleurs plats de fête qui ont bousculé nos papilles. A vos fourneaux!

Les autres restos...