Des bourses d'étude octroyées par la municipalité
Publié le samedi 13 février 2010 à 06h00
Cela fait maintenant cinq ans que la municipalité octroie une bourse d'étude à tous les étudiants de la commune qui en font la demande.
Un budget de plus de 50 000 euros pour des aides allant de 100 à 350 euros par personne, suivant les revenus. Cette année, 147 jeunes ont pu bénéficier de cet avantage non négligeable. Lors d'une réception, mercredi soir dans la salle de l'Harmonie, les récipiendaires, de la première année de licence au doctorat ont pu, pour la première fois, échanger avec les élus et partager avec eux. Pendant un débat d'une trentaine de minutes, ils ont donné leurs impressions sur la commune et sur les projets pédagogiques que celle-ci a mis en place, notamment le développement durable.
Obligés de travailler
Didier Droissart, responsable du service jeunesse et sports, explique ce qui a motivé la mise en place de ces bourses d'étude. « Nous avons pris conscience de la difficulté de certains jeunes à poursuivre des études et nous nous sommes rendus compte que beaucoup d'entre eux étaient obligés de travailler, ne serait-ce que pour se payer leurs livres ! La municipalité de l'époque a estimé qu'elle pouvait peut-être faire quelque chose pour les aider un peu. » Ainsi, les jeunes peuvent faire la demande de septembre à décembre. Un certificat de scolarité et surtout un contrat d'objectif sont nécessaires. Il s'agit d'un forfait pour un cycle d'étude.
Philippe Lelievre, adjoint à la jeunesse, raconte que « c'est la première année que nous faisons cette réception, pour avoir un lien avec les étudiants. Un lien que nous n'avions pas avant. Le chèque leur était envoyé. Cette aide financière, au départ, devait contribuer à les aider pour un logement, payer la caution. Aujourd'hui, nous leur donnons un chèque et ils le dépensent selon leurs besoins ». Aucun devoir de réussite n'est demandé en contrepartie. En revanche, les redoublements sont étudiés de près. D'où l'existence de forfaits. Car celui qui mettait cinq ans à avoir sa licence recevait la bourse cinq fois et celui qui ne mettait que trois ans, délai normal, ne l'avait que trois fois. Aujourd'hui, tout le monde est logé à la même enseigne.
Cette année, deux étudiants ont été mis à l'honneur. Deux jeunes qui arrivent à la fin de leurs études et qui ont fait toute leur scolarité dans les écoles publiques de Courrières. Il s'agit d'Élodie Vandenhaute (deuxième année de thèse de doctorat), qui a fréquenté les écoles Jaurès et Curie, et de Nicolas Drut (en dernière année d'école d'ingénieur avec une double validation en Angleterre) qui a suivi sa scolarité dans les écoles Basly et Breton, ainsi qu'au collège. « On ne veut pas faire de la méritocratie mais c'est une façon de valoriser leur cursus, les écoles publiques et les enseignants de la ville à travers leur réussite », explique Philippe Lelièvre. Au cours du débat, mercredi, quatre thèmes ont été abordés : culture, sport, développement durable et jeunesse. « Nous souhaitions entendre leurs ressentiments sur ces sujets. Il y a eu quelques petites remarques que nous allons prendre en compte », promet l'adjoint.


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lorenzo : Bonjour ,Dans votre article vous n'abordez pas d'autres...
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