Le trajet s'annonce long, mais qu'importe, « c'est mieux que d'aller en classe ! », s'enthousiasme Amélie, en CE2. Ils ont découvert la destination avec leurs « maîtres ». Audrey Noé a revu les notions de base en anglais avec ses CE1/CE2. « Et en cours d'art plastique, on réalisera des croquis de la cathédrale », poursuit l'institutrice. Les axes de travail entre le programme scolaire et Canterbury sont multiples. C'est ce qui a permis à Marie-Claire Covez de valider ce projet pédagogique auprès de l'inspecteur de l'Éducation nationale, de la circonscription de Lens. « J'ai pensé à cette ville, dont la Cathédrale est classée à l'Unesco, parce qu'on a participé au projet BMU », explique la professeur. « Le voyage (4000 euros) a été principalement financé par l'association des parents d'élèves et la ville de Lens.
» Dès la sortie du tunnel, les différences avec la France sont flagrantes. « Hey, ils roulent à gauche ! », s'étonne un gamin.
Et son voisin de hasarder : « C'est peut-être parce qu'ils ont le cerveau inversé ! » Les élèves partageront leurs impressions dans un journal de bord et à leur kermesse du 30 juin. Le directeur de l'école, Éric Leroy, espère nouer des échanges scolaires avec des villes minières, industrielles ou classées. Une correspondance avec le Pays de Galles est en négociation.Le classement UNESCO bassin minier sera donné à partir du 24 juin à St-Pétersbourg.