L'enquête Chti-écureuil auprès du public touche à sa fin, mais l'étude scientifique et le radiopistage se poursuivent
Publié le jeudi 26 janvier 2012 à 06h00
L'enquête sur l'écureuil roux lancée dans la région par la coordination mammalogique du Nord de la France (CMNF) touche à sa fin.
Un dernier appel est lancé pour recueillir les dernières données jusque fin janvier, mi-février, sur le site Internet Chti-écureuil (www.chti-ecureil.fr).
La participation de la population à cette campagne d'observation a été très riche et précieuse. « On comptait, en septembre, 1 500 contributeurs. 2 684 individus ont été observés et l'on a ressenti un réel engouement du public. C'est, parmi les enquêtes de sciences participatives, celle qui a le mieux marché en région », confie Vincent Cohez, directeur technique de la Chaîne des terrils, parmi les partenaires de l'opération.
Les données saisies par monsieur et madame Tout-le-monde (de 6 à 80 ans) à partir d'observations faites dans leur jardin ou en balade ont permis de réunir diverses informations, dont la présence géographique et la densité d'écureuils présents dans la région. Le site était également enrichi par des naturalistes et des gestionnaires de sites. Mais des personnes n'utilisant pas internet ont envoyé des lettres au CPIE Chaîne des terrils, à Loos-en-Gohelle, dans lesquelles ils décrivent « leur » écureuil, accompagnées de photos voire de vidéos. Les résultats bruts de l'étude font ressortir plusieurs lieux de vie de l'écureuil roux, dont le bassin minier (Avion-Liévin, Auchel). Il s'est ainsi adapté au milieu urbain. « Les cités minières ont des jardins, qui permettent aux écureuils de se déplacer. On en a aussi sur Arras, où il y a de grands parcs. » L'Avesnois, zone la plus boisée de la région, est l'endroit où vit la plus grande population régionale de lutins roux. « On a eu des résultats surprenants, aussi, comme ces données attestant de sa présence dans les Monts des Flandres. » En revanche, c'est dans l'Audomarois que l'écureuil se fait le plus rare.
Le dernier appel à contribution est lancé auprès du grand public, mais l'opération ne s'arrête pas (le site existera toujours et pourra être enrichi de photos et vidéos des internautes). Le travail scientifique se poursuit. Un bilan sera réalisé à partir des données recueillies à la fois sur internet et lors de la première campagne de radiopistage, de mars à juillet aux abords du terril de Pinchonvalles, à Avion. Une plaquette synthétisant les informations collectées sera éditée pour une diffusion grand public. Le radiopistage va reprendre en fin d'hiver à Pinchonvalles, sept écureuils seront équipés.
Les contributeurs seront remerciés de leur investissement. La Région les invitera le 27 mars à une soirée animée par Denis Cheissoux, journaliste nature de France Inter, lors de laquelle interviendra le Pr Chapuis, grand spécialiste français de l'écureuil. Les enfants pourront y découvrir un conte sur l'écureuil, le muscardin et les corridors boisés créé spécialement par le Théâtre du Bimberlot, du Quesnoy.
GÉRALDINE CSIZMADIA



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