Lens

Proxénétisme dans un salon de massages d'Hénin-Beaumont

Publié le 16/03/2011 à 00h00

Sur Internet, on peut encore trouver çà et là des petites annonces parlant du Jardin d'Agnès d'Hénin-Beaumont. Dans l'une d'elles, il est écrit que le salon recherche des masseuses.

Proxénétisme dans un salon de massages d'Hénin-Beaumont
Sur Internet, on peut encore trouver çà et là des petites annonces parlant du Jardin d'Agnès d'Hénin-Beaumont. Dans l'une d'elles, il est écrit que le salon recherche des masseuses.


D'autres font de la publicité pour des massages de « bien-être » et de « détente ». Sauf que dans cet établissement situé route d'Harnes, à Hénin, il semblerait que les massages ne fussent pas toujours chastes. C'est en tout cas ce que les policiers de la brigade criminelle de Lens ont mis au jour, la semaine dernière.
En août dernier, les enquêteurs de la « crim' » ont un renseignement expliquant que tout ce qui s'y passe ne serait pas toujours très légal. Alors les policiers commencent à vérifier cette information. Apparemment, les masseuses, au nombre de trois, pratiqueraient bel et bien des masturbations. Mais ça n'allait pas au-delà. Mais aux yeux de la loi, c'est considéré comme de la prostitution.
Jeudi dernier, à 8 heures, le gérant du Jardin d'Agnès, un homme de 43 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. De même que le père d'une des masseuses, âgé lui de 57 ans et habitant dans le Nord. L'enquête aurait permis d'établir que ce dernier conduisait, en parfaite connaissance de cause, sa fille à ce salon. Il aurait même assuré la sécurité des masseuses dans l'établissement. Quant au gérant, il aurait employé, sans les déclarer, trois masseuses, dont sa propre épouse depuis avril de l'année dernière. Il aurait reconnu le délit de travail dissimulé et celui d'avoir reçu de l'argent provenant des massages érotiques, ce qui constitue du proxénétisme.



Jugés le 19 avril
Les trois femmes sont considérées comme des victimes dans ce dossier. Elles sont âgées de 31, 39 et 44 ans. La plus jeune est la fille du « gardien ». L'aînée est l'épouse du gérant. Elles ont donc été entendues par les policiers mais n'ont pas été placées en garde à vue.
Au terme d'une garde à vue de plus de vingt-quatre heures, les deux hommes ont été présentés au magistrat du parquet de Béthune. Ils ont été laissés libres.
Ils seront jugés le 19 avril. S. R.

Nord Éclair