Au lycée Jean-Jaurès, 95 % de grévistes pour tenter « de se faire entendre »
Publié le samedi 13 mars 2010 à 06h00
Profs et parents devant le collège hier, avant pour certains, le départ pour la manifestation à Lille.
L'opération « collège mort » du 23 février à Jean-Jaurès a fait parler mais n'a pas eu l'effet escompté à l'inspection d'académie.
« Une délégation d'enseignants et de parents a été reçue sur la question des suppressions de postes annoncées dans l'établissement et à peine entrés, l'inspecteur nous a dit très sèchement "pas question de négocier" », déplore M.
Cavrois, professeur de français et membre du conseil d'administration du collège.
Qu'à cela ne tienne. Hier, les enseignants et les parents d'élèves ont rejoint le mouvement national. Pas moins de 95 % des enseignants étaient en grève et seuls 14 élèves sur les quelque 550 que compte le collège avaient franchi la grille d'entrée.
Pourquoi faisait-on grève hier à Jean-Jaurès ? « Parce qu'on perd des moyens. On perd un poste en français, un en éducation physique, un en histoire-géo et un prof de maths retraité n'est pas remplacé. Pourquoi ? Parce qu'on comptera une trentaine d'élèves en moins. Mais il faut arrêter de tenir ce genre de comptabilité. On a besoin de maintenir ces postes pour aider ces jeunes. C'est pour eux qu'on se bouge aujourd'hui », martèle M. Cavrois.
L'élue lensoise en charge de l'éducation, Danièle Lefebvre, n'avait pas envie de faire de la figuration, hier. Elle a tenu à rappeler l'incohérence de cette décision de supprimer des postes. « L'inspecteur d'académie reconnaît les bons résultats du collège. Avant, ici, dans ce collège en REP (réseau d'éducation prioritaire) on parlait plus d'échecs, de pauvres élèves, de pauvres professeurs. On voit enfin des résultats encourageants. On parle du collège comme d'une réussite. Et au lieu de soutenir ce progrès, on repousse cet établissement dans ses vieux travers. On reparlera de violences scolaires, d'échecs. Mais stop ! Il faut monter au créneau ! » C'était chose faite, hier. « Après tout, dans le Nord, nos collègues sont entendus. On demande juste à l'être », soulignait M. Vasseur, professeur de mathématiques et parents de jumeaux scolarisés à Jaurès. Ils le seront peut-être, leur voix étant défendue aussi par les lycées du secteur pour unifier le mouvement au niveau du bassin et lutter ensemble contre ces suppressions de poste.
E. L.
Jeudi 18 mars à 17 h 30, représentants de lycées et collèges du secteur se regrouperont en assemblée de bassin au lycée Béhal.


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sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
lorenzo : ...