Stessie, étudiante en coiffure, prépare la coupe... du monde !
Publié le jeudi 11 mars 2010 à 06h00
Derrière la souplesse de jolies mèches blondes, se cache une belle détermination. Un regard pétillant, vif, et un discours très réfléchi. Des qualités qui ont permis à Stessie, 17 ans, d'intégrer l'équipe de France qui concourra en septembre à la Coupe du monde de coiffure.
PAR ROMAIN MUSART
lens@info-artois.fr PHOTO « LA VOIX » La coiffure, c'est dans ses racines. D'un père coiffeur et d'une mère formatrice en extensions capillaires, Stessie pouvait-elle emprunter un autre chemin que celui des salons ? « J'ai une soeur qui fait complètement autre chose, précise-t-elle, mais concède : C'est vrai que moi, je suis tombée dedans quand j'étais petite. » Alors qu'elle a entamé sa première année de coiffure à l'école Pigier, après deux ans de CAP, la jeune étudiante a intégré l'équipe de France de coiffure pour concourir à la Coupe du monde de la discipline en septembre à Paris.
Il faut de la chance reconnaît Stessie. Et des relations. Son père est son meilleur ambassadeur, qui dirige un centre de formation à Douai et crée deux collections de coiffures par an. Mais il faut aussi du talent. « C'est vrai qu'on entre dans l'équipe de France grâce à nos contacts, mais après il faut faire ses preuves. Comme partout. Et ce mondial va justement me permettre de me mesurer aux autres. De connaître mes points forts, mes points faibles », explique l'étudiante. Et son intégration dans l'équipe de France, de les travailler.
À raison d'un jour de préparation par semaine jusqu'en septembre, l'entraînement est pour le moins intensif. « C'est un peu comme une équipe de foot. On est une vingtaine, de tous âges. Avec un entraîneur, un coach, on travaille nos coiffures, mais aussi la respiration, le moral, les mouvements du poignet pour ne pas se fatiguer... » Les concurrents susceptibles de lui chercher des poux ? « Les Allemands et les Japonais. Ils sont très forts. » Mais la jeune fille n'a pas froid aux yeux. Elle concourra dans la catégorie chignons. Son point fort. Et quel que soit le résultat du Mondial, trouvera forcément son compte dans ces trois jours de compétitions. « Parce qu'au final, ça peut m'apporter un peu de renommée et peut-être des débouchés. » Stessie pense à l'univers de la mode dans lequel elle rêve d'exercer : « Après, j'aimerai être coiffeuse dans les défilés. J'aime bien le contact avec les clients dans les salons. Mais j'aime aussi tout ce qui est show. C'est un plus. Parce que cela permet de s'exprimer. Là, on crée. La coiffure et les cheveux, c'est comme une peinture sur un tableau. C'est de l'art. » Au mondial, tout le gratin de la profession sera présent. Le lieu idéal pour se faire repérer. Ce n'est pas rien quand on sait que le Nord - Pas-de-Calais et la Picardie abrite sur leurs terres près de 4 000 salons de coiffure, avance-t-on chez Pigier. « Il y a du monde. » Pour Stessie, cette Coupe du monde et un éventuel titre peuvent enrichir son curriculum vitae. Deux professeurs de son école ont par le passé décroché les titres de meilleur ouvrier de France, meilleur ouvrier de Belgique et de finaliste de meilleur ouvrier de France.



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sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
lorenzo : ...