Pourquoi la soirée Eternal Bliss au stade couvert a-t-elle été annulée ?
Publié le dimanche 11 octobre 2009 à 06h00
À la dernière minute, la soirée « For the Shock » qui devait accueillir des fans de musique électronique hier soir au stade couvert de Liévin a été annulée.
Et déplacée en Belgique à la Bush, à Esquelmes. La production, visiblement déçue par un tel contre-temps, se justifiait auprès du public en avançant une « décision administrative de dernière minute ».
Eternal Bliss Productions aurait, en fait, tardé à déclarer l'événement en préfecture. « Sans jeter la pierre sur le stade couvert qui a d'ailleurs fait beaucoup pour sauver la soirée, on pensait qu'en nous disant OK pour notre cahier des charges, la soirée se faisait sans problème », expliquait Guillaume Chollier de la production. Sauf que le stade couvert n'est pas coorganisateur de l'événement. Et que la démarche de déclarer la soirée revenait donc à Eternal Bliss... Cette déclaration pour « concert de DJ's » étant donc arrivée tardivement en préfecture, elle a été requalifiée en « soirée dancing discothèque ». Et c'est là que le bât blesse. Car une telle interprétation ne donne pas droit aux mêmes prestations. Le maire de Liévin a donc été contacté par le stade couvert pour « prendre un arrêté à titre exceptionnel pour qu'ait lieu la manifestation, et ce, à mes risques et périls ». Un arrêté pris autorisant la fête jusqu'à 2 heures du matin, quand les organisateurs prévoyaient de rester jusqu'à 6 heures. « Et l'arrêté ne prévoyait pas la licence IV à laquelle la production voulait naturellement prétendre pour cette soirée », explique Christophe Vitoux du stade couvert, lui aussi embêté de voir cette soirée reportée.
« Annulée », annonçait même la production hier, « afin que les personnes qui avaient leur place puissent se faire rembourser si elles ne pouvaient pas venir hier soir en Belgique ». Une permanence était organisée au stade couvert toute la soirée, hier, afin d'expliquer aux éventuels détenteurs de billets que la fête avait lieu ailleurs. Mais le service de navettes que la production espérait mettre à disposition depuis Liévin n'a, faute de temps, pu être organisé.
E. L.





