Deux braquages avortés : la même mauvaise idée... au même moment
Publié le mercredi 21 janvier 2009 à 06h00
Vendredi dernier, deux magasins ont été braqués simultanément à Harnes et Loison-sous-Lens. Chacun de leur côté, les deux malfaiteurs ont connu la même infortune. Et, dans la foulée, la même condamnation : un an de prison ferme.
Les enquêteurs n'ont pas établi de lien entre ces deux affaires. Ce qui n'a pas empêché leurs auteurs de se retrouver sur le même banc des accusés en comparution immédiate, lors de l'audience de lundi, au tribunal correctionnel de Béthune.
Vendredi 16 janvier, il est 18 h 30 lorsqu'un homme fait irruption dans un supermarché ED, à Harnes. Cagoulé, il braque un fusil sur la caissière.
La menace est sans appel : « Donne ta caisse ou je te bute ! ». L'employée s'exécute sans broncher, et l'homme s'enfuit avec la recette. Mais c'était sans compter sur les sapeurs-pompiers de la caserne d'à côté, qui repèrent son petit manège. Et l'interceptent quelques instants plus tard.
Traumatisme Présente au procès, la caissière est apparue traumatisée. « Je suis en arrêt, mais même chez moi, j'ai peur de tout », a-t-elle lancé. Son agresseur a tenté la compassion. « Je sais ce qu'elle vit, car moi-même je me suis fait agresser il y a quelques années », a argué Jean-Jacques Herbaux. Me Antoine Robert a insisté sur cette vieille mésaventure pour expliquer l'acte de son client. « Il a été marqué physiquement et psychologiquement par ce passage à tabac, a-t-il dit.
Il a connu une grosse dépression qui a entraîné la perte de son emploi. » Cet ex-chauffeur routier de 36 ans est aujourd'hui miné par des problèmes financiers.
Son camarade d'infortune a lui aussi avancé l'argument pécuniaire pour se justifier. Le même jour, presqu'au même moment, Kévin Wiart se dirigeait vers le magasin Le Ranch, à Loison-sous-Lens. Masqué par une écharpe et une capuche, il est entré en pointant une arme sur la caissière. Mais un employé et le gérant de la boutique n'ont pas tardé à la maîtriser. Le rideau de fer baissé, le jeune homme s'est retrouvé prisonnier, condamné à attendre les forces de l'ordre. « Ce qui est important à mes yeux, c'est que son arme n'était pas chargée. Il voulait simplement faire peur », a insisté son avocat, Me Robert. Qui a détaillé le contexte violent du foyer familial de son client, avec un père déjà en prison pour vol en réunion.
La cour a condamné les deux hommes à la même peine : deux ans de prison, assortis d'une année de sursis et d'une obligation d'indemniser les victimes.
SY. D.


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bdxethike : bons débuts
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