Un marché florissant. La jeune femme organise une séance de recrutement le 21 août à Halluin pour promouvoir ce métier.
ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angelique.dasilva@nordeclair.fr
Katia Van Langendonck s'en amuse : « Eh oui, je vends des petites culottes ! » Dans son entourage, certains se demandent encore ce qui est passé par la tête de cette maman de quatre enfants. Katia a plaqué un poste stable chez un huissier pour vendre de la lingerie à domicile. Une révélation pour cette jeune femme native de Roubaix qui a fait ses études dans le tourisme et l'animation avant de rouler sa bosse. « J'ai travaillé dans des univers très différents en jonglant avec les enfants, la maison... C'était Wonder woman tous les jours jusqu'à ce moment où vous réalisez qu'avec quatre enfants, même en vous donnant à fond, on ne vous fera plus progresser dans l'entreprise. J'ai décidé de me recentrer sur moi et d'être mon propre patron ! » C'est par le biais d'une amie que Katia craque pour la marque Charlott lingerie. Une success-story lyonnaise née en 1994 qui fait aujourd'hui partie des leaders de la vente à domicile. Un secteur en plein boum depuis quelques années. Le principe : se retrouver entre copines pour faire du shopping à la maison. Sur le modèle des célèbres Tupperwaere©, pionniers sur ce marché. En féministe accomplie, Katia a préféré la lingerie fine aux petits plats mitonnés. « J'avais plus envie de me sentir belle que de faire la popote » s'amuse la quadra qui a sauté le pas grâce à son histoire personnelle. « Je suis une femme plutôt ronde et j'ai toujours eu beaucoup de mal à trouver des jolis dessous à ma taille en ville. Sans parler de la redoutable épreuve de la cabine... » Depuis son arrivée chez Charlott Lingerie, les complexes ont la vie dure avec Katia : « Chaque femme doit pouvoir se sentir belle ! » Les qualités requises pour exercer le métier de vendeuse à domicile : « Il faut aimer les gens. C'est un métier très valorisant. Je n'imaginais pas avant de commencer qu'il y avait une part de vie sociale dans cette activité. Pour beaucoup de femmes, c'est l'occasion de sortir de la solitude, de se créer un réseau d'amies, de rompre le train-train quotidien et surtout de reprendre confiance en elles. » La vente à domicile obéit à un statut particulier. Une activité méconnue voire mal aimée selon Katia qui anime par ailleurs son propre réseau de conseillères dans la région : « J'ai beaucoup de mal à recruter. Les gens ont plein d'a priori et pensent que c'est un métier précaire. Il m'est arrivé de devoir convaincre un mari dont l'épouse voulait se lancer. » Katia exerce cette activité à temps plein et dégage un revenu « plus que que convenable ». Évidemment, on ne s'improvise pas vendeuse comme on ne trouve pas un carnet d'adresses sous le sabot d'un cheval. « Cela peut être un complément de revenu cumulable avec l'allocation chômage », précise Katia qui organise le mardi 21 août au Pôle emploi d'Halluin une journée d'information. Elle aimerait par ailleurs participer à la prochaine édition d'En route vers l'emploi et aux Petits déjeuners de l'emploi à Comines. Les contacts sont déjà noués.w Contact : 06 51 20 74 39.