Depuis le 1er janvier le rituel des encombrants est terminé dans la vallée de la Lys. Les camions d'Esterra ne se déplacent plus que sur rendez-vous pour les déchets volumineux. La décision d'arrêter la collecte en porte-à-porte régulière, prise par la communauté urbaine, avait deux objectifs.
Elle devait en premier lieu favoriser la préservation de la propreté de l'espace public. À Halluin c'est une réussite. « Entre l'ouverture de la déchetterie et l'arrêt du passage régulier des encombrants c'est le jour et la nuit », note la municipalité. Auparavant, 15 à 20 camions devaient collecter chaque mois entre 7 et 20 tonnes de déchets, que les employés d'Esterra n'étaient pas autorisés à emporter. Depuis l'arrêt de la collecte en porte-à-porte les habitants portent leurs encombrants en déchetterie et laissent les rues propres. « Les Halluinois sont de bons élèves », souligne la mairie. « Dès le premier mois on a constaté une différence. On ne doit quasiment plus rien ramasser à part quelques dépôts sauvages ».
La fin du ramassage régulier devait en second lieu favoriser l'apport d'encombrants dans les neuf déchetteries de la métropole (quatre nouveaux sites sont en projet). Les déchets y sont en effet recyclés et réemployés à 80 %. Sur les trottoirs, ils étaient envoyés en décharge ou enfouis à 90 %. Pour les employés de la déchetterie d'Halluin le résultat est sans appel, « la fréquentation a triplé ». « Le nombre d'usagers est passé de 200 par jour à 500. Parfois 700 le week-end », estime Robert Avet, sur place depuis un an. La quantité de déchets amenée quotidiennement fluctue : 39 tonnes le mardi 17 juillet, 74 tonnes le lendemain... Pour ces gardiens du tri le changement de rythme s'est tout de suite fait sentir. C'est pour eux « plus de travail, plus d'attention et plus de surveillance ». « Plus de gens qui râlent », également.
Mais « même si une petite minorité ne respecte pas le fonctionnement du tri, en général ça se passe très très bien », assure Robert. « On a un grand martinet ! », blague son collègue Olivier Vercruysse. « On a toujours un mot plaisant pour l'usager », rectifie Robert.