Halluin

En attendant le 3e tour

Publié le 19/06/2012 à 00h00

Quels enseignements tirés des législatives à Halluin où les scores de l'UMP rattrapent ceux des villes voisines historiquement ancrées à droite ? Les événements sont-ils de nature à influencer Jean-Luc Deroo, suppléant malheureux de la candidate PS, dans sa succession ? ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angelique.

En attendant le 3e tour
Quels enseignements tirés des législatives à Halluin où les scores de l'UMP rattrapent ceux des villes voisines historiquement ancrées à droite ? Les événements sont-ils de nature à influencer Jean-Luc Deroo, suppléant malheureux de la candidate PS, dans sa succession ? ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angelique.


dasilva@nordeclair.fr
Gérald Darmanin, député de la 10e. En tête dans 12 bureaux sur 16 à Halluin. À gauche comme à droite, on n'en revient toujours pas de cette victoire à la Pyrrhus. Ici et là, les commentaires s'attachent plus au personnage qu'à la poussée de la droite à Halluin.
Dimanche dernier, comme à la présidentielle, les électeurs ont clairement choisi l'étiquette politique. La suppléance de Jean-Luc Deroo, aux commandes de la ville depuis 11 ans, n'a pas hissé Zina Dahmani sur la vague rose. Un échec personnel pour le maire d'Halluin ?


En 2008, la majorité municipale l'avait emporté - avec le ralliement des Verts et du MoDem - à 284 voix d'écart de Gustave Dassonville qui se présentait pour la première fois. Sept ans plus tôt, 209 voix séparait Jean-Luc Deroo (successeur d'Alexandre Faidherbe) de Didier Desprez, l'ancien maire divers droite qui avait succédé à Albert Desmedt en cours de mandat en 1987. Le rapport gauche-droite se joue sur un fil dans l'histoire récente. Qu'en sera-t-il aux prochaines municipales ? « Les élections municipales ne sont pas de même nature » indiquait Jean-Luc Deroo dimanche soir tout en admettant la nécessité « de faire des analyses » après cette douloureuse défaite. Au-delà des rapports de force nationaux, l'élection d'un maire se joue sur un bilan et un projet. Et sur une part d'affectif. Pour Laurent Caure, successeur pressenti de Jean-Luc Deroo, c'est « l'engagement d'une équipe qui fera la différence et non la personnalité en tête de liste ». Une équipe qui devra davantage faire place à la jeunesse selon le souhait exprimé par le maire il y a quelques mois. Si Laurent Caure, secrétaire de la section PS, confie être en peine pour les militants qui ont « tout donné dans cette campagne », il est confiant pour l'avenir. La victoire de François Hollande aurait boosté la section (70 adhérents) selon Laurent Caure, heureux d'accueillir un vivier de jeunes militants.
Hier matin, la déclaration de Gérald Darmanin sur « la fin d'une saga familiale à Halluin », reprise par nos confrères de la Voix du Nord, a fait sourire le leader de l'opposition halluinoise. Gustave Dassonville pardonne volontiers au jeune député ce demi-plagiat : « Je plaide pour le non cumul familial des mandats. » Candidat à l'investiture UMP, Gustave Dassonville avait fini par soutenir du bout des lèvres son rival. « J'ai fait ce qu'il fallait pour faire gagner ma famille politique. Il faut tourner la page. Il a eu l'investiture, il a gagné...
N'oublions pas que la politique est une compétition », indique celui qui invite Gérald Darmanin à travailler avec « tous les maires comme le faisait Christian Vanneste même si ses convictions n'étaient pas partagées. » La victoire du jeune pousse de l'UMP est « un encouragement » pour Gustave Dassonville qui préfère ne pas fanfaronner. « L'élection municipale est d'une nature différente. M.Deroo est un élu de terrain qui est très bien implanté. Nous devons continuer à travailler et être le plus possible dans la proximité. » w

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