Vincent Ledoux, maire de Roncq : « C'est important de bien indemniser les élus »
Publié le lundi 13 février 2012 à 06h00
À 45 ans, Vincent Ledoux est le benjamin des maires de la Vallée de la Lys. Il est aussi le seul en disponibilité professionnelle, renonçant à son métier de professeur d'histoire.
Un choix assumé. De sa vie d'élu à ses indemnités, entretien.
À quand remonte votre goût pour la politique ?
>> Je suis tombé dans le chaudron quand j'étais tout petit. J'ai toujours aimé la collectivité.
Au point de vouloir être président ?
>> Non ! Je ne voulais pas être président... et je ne veux toujours pas.
Votre premier poste ?
>> J'ai été adjoint aux fêtes en 1995 et j'en étais très heureux, car les fêtes c'est donner un sens à du collectif. En 2001 je suis devenu maire après neuf mois de campagne. Nous avons été élus à la surprise générale.
Vous avez alors 34 ans et êtes l'un des plus jeunes maires du secteur. C'est dur de se faire une place ?
>> Les autres élus ont toujours été bienveillants, je n'ai jamais ressenti de problèmes. J'ai beaucoup de respect pour les autres maires, quand je vois par exemple comment Jacques Rémory a géré le drame des otages linsellois.
Entre maires, on se téléphone pour avoir un avis sur tel ou tel dossier ?
>> Trop rarement. Heureusement, il y a LMCU. Parfois entre nous, on joue le rôle de thérapeute. On se dit ce qu'on vit.
C'est quoi une journée type ?
>> Il n'y pas de journée type. L'agenda est bousculé en permanence. Cette semaine, il y a par exemple eu les gens du voyage. Mais cela peut être aussi un enterrement...
Pourquoi avoir choisi de vous mettre en disponibilité ?
>> Je l'ai fait dès mon élection, c'était dans ma profession de foi. Les agendas ne sont pas conciliables. En terme de salaire, je gagne un peu plus que si j'étais professeur, il y a quelques centaines d'euros d'écart. Je travaille beaucoup et aussi le week-end pour une remise de coupe ou autre chose. C'est important de bien indemniser les élus. Sinon on ne finira par avoir que des adjoints retraités.
Ce n'est pas usant ?
>> Il ne faut pas tomber dans la routine. Avoir de la motivation. À côté, je continue mes recherches sur la thèse que j'ai commencée il y a dix ans.
Pour 2014, vous serez encore motivé ?
>> Pour l'instant, je le suis. Mais je ne me projette vraiment pas.
Je ne suis pas carriériste et je suis contre le cumul des mandats.
Certaines décisions sont-elles synonymes de nuits blanches ?
>> Dans les temps modernes, il faut que tout aille vite. Le plus dur, ce sont les décisions du quotidien. Pour les grands projets c'est plus simple car j'ai une vision à long terme. Mais des nuits blanches, non.
Le conseil municipal a voté 4000 euros de frais de représentation, où va cet argent ?
>> Je l'utilise dans le cadre de mes fonctions. Cela peut être des repas, un voyage dans le cadre du jumelage, l'achat d'un costume...
Vous utilisez la totalité de cette somme ?
>> Non, pas plus de 2 000 E par an.
Pourquoi alors voter une somme de 4 000 euros ?
>> Je ne sais pas ! Ce sont les collègues qui me l'octroient. Je crois qu'il faut surtout de la confiance.w
PROPOS
RECUEILLIS PAR SIMON CAENEN


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bdxethike : bons débuts
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sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...