Une belle histoire belge
Publié le lundi 13 février 2012 à 06h00
Cette première et sympathique table de conversation était animée par Françoise Esquenet (en gilet rouge).
Le centre culturel de Comines-Warneton proposait samedi dernier sa première « babbeltafel », traduction : table de conversation. Une initiative née à Bruxelles pour tenter de réconcilier Flamands et Wallons. Pas de politique ici, mais des croissants et l'envie de se comprendre.
ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angelique.dasilva@nordeclair.fr
C'est Marie-Aude Breyne, l'une des animatrices du centre culturel de Comines-Warneton, qui a eu cette sympathique idée : un petit-déjeuner polyglotte. Autour de la table : des Wallons, des Flamands et des Français. Tous soucieux de se comprendre et d'apprivoiser la langue de l'autre. Et unanimes : « Le néerlandais c'est vraiment compliqué... » Surtout quand les dialectes locaux s'en mêlent : « À Wervik (B) par exemple on parle un flamand mélangé de français que les gens de Menin ne comprennent pas du tout », s'amuse Robert, 70 ans, né en Hollande. Ce néerlandophone a étudié le français à La Haye quand il était enfant avant de s'installer à Wervik (B) mais aimerait pratiquer davantage d'autant qu'il prépare un mémoire sur l'Eurométropole.
Native de Wervicq Sud, Caroline a eu la chance d'apprendre le néerlandais dès la primaire à l'école Pasteur, l'un des premiers établissements à enseigner la langue de nos voisins. Aujourd'hui, la jeune femme travaille pour un cabinet d'avocats en Belgique mais aimerait progresser en expression orale. Bérénice est native de Comines (B) et y a toujours vécu. Au quotidien, elle parle français. « J'aimerais perfectionner mon néerlandais parce que mes cousines qui habitent en Flandre se moquent souvent gentiment de moi » sourit-elle.
Enclave wallonne entre métropole lilloise et territoire flamand, Comines-Warneton vit une situation très singulière. « C'est à la fois très riche mais très frustrant parce qu'on a du mal à se comprendre », exprime Marie. Elle travaille dans le domaine de l'emploi en territoire wallon et aimerait développer davantage de partenariats avec ses voisins flamands. La crise a certes secoué le pays mais tous l'assurent : « Au quotidien, les choses se passent très bien entre nos deux communautés. Mais je pense que l'apprentissage du néerlandais permet de mieux comprendre le pays et son histoire », conclut Marie-Aude Breyne, l'animatrice.w Prochaine rencontre le 24 mars de 10h à 12h, inscriptions au 00 32 56 56 15 15 ou par mail : ma.breyne@cccw.be


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bdxethike : bons débuts
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sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...