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Émile Galissot : « Le docteur des pauvres »

Publié le 03/08/2011 à 00h00

Il a contribué à la baisse de la mortalité infantile, à davantage d'hygiène et la mise en place de visites médicales dans les écoles et oeuvré pour les plus démunis.

Émile Galissot : « Le docteur des pauvres »
Il a contribué à la baisse de la mortalité infantile, à davantage d'hygiène et la mise en place de visites médicales dans les écoles et oeuvré pour les plus démunis.


Émile Galissot était le « docteur des pauvres » à la fin du XIXe et début du XXe.

Le docteur Émile Galissot est né en 1844 à Neuilly l'Êvéque en Haute- Marne. Médecin à Roncq, on l'appelait « le docteur des pauvres ». Il s'est en effet particulièrement consacré aux plus démunis durant toute sa carrière. Chez lui, au N° 8 de la rue du Docteur Galissot (autrefois c'était la rue de la Latte qui se prolongeait jusque-là), il a repris le bureau de bienfaisance. Une mission qu'il avait acceptée après la disparition de son prédécesseur, le docteur Hennion, en 1881. Une délibération de 1905 fait état d'une liste de 558 indigents bénéficiaires du bureau des bienfaisances.


« Il faisait aussi le secours populaire pendant la guerre », explique Alain François, président du club d'histoire local.
En 1881, Émile Galissot épouse Stéphanie Couvreur. Un an plus tard, la jeune femme décède à l'âge de 26 ans. C'était six jours après avoir accouché d'une petite fille qui meurt le même jour. Un drame pour ce médecin dont le combat est de faire baisser la mortalité infantile. Au début du XXe siècle, le taux de mortalité était de 6 %, alors qu'il était de 30 à 40 % à la fin du siècle précédent.
Émile Galissot épouse en secondes noces Amélie Cornille, avec laquelle il aura quatre enfants.
Il a par ailleurs contribué au courant hygiéniste de son époque. Il instaure des visites médicales dans les écoles et enseigne les premiers gestes d'hygiène à commencer par le lavage des mains. Il oeuvre à l'amélioration des conditions sanitaires et sociales. Il porte ses inquiétudes auprès des pouvoirs publics pour les sensibiliser à l'urgence sanitaire des plus pauvres et qu'ils « élaborent des lois sévères pour combattre l'insalubrité des logements et suppriment sans tarder, ces quelques taudis où éclatent les pires épidémies », peut-on lire d'un rapport dressé en 1905 par le docteur et lu en séance du conseil municipal. Pour son dévouement à la commune, la municipalité décide quelques années après la mort du docteur Galissot, le 8 août 1915, de renommer une partie de la rue de la Latte. Cette série historique est réalisée avec la contribution des archives municipales de Roncq et du club d'histoire local.

Nord Éclair