Halluin

Jean-Richard Sulzer, l'invité surprise des élections

Publié le 15/03/2011 à 00h00

Jean-Richard Sulzer, candidat frontiste, est l'invité que personne n'attendait sur le canton. Mais ne dites pas à ce proche de Marine Le Pen, ancien UMP, professeur d'université, qu'il est un parachuté.

Jean-Richard Sulzer, l'invité surprise des élections
Jean-Richard Sulzer, candidat frontiste, est l'invité que personne n'attendait sur le canton. Mais ne dites pas à ce proche de Marine Le Pen, ancien UMP, professeur d'université, qu'il est un parachuté.


FLORENT STEINLING > florent.steinling@nordeclair.fr
Jean-Richard Sulzer sait mettre les gens dans sa poche. Malgré une assistance pas vraiment acquise à sa cause, il a su provoquer les rires dans la salle lors du débat organisé à la MJC. « Vous voyez qu'il n'y a pas que des crânes rasés au FN », a-t-il lancé à l'auditoire.
Né à Besançon, l'homme de 63 ans a embrassé une carrière universitaire à Paris Nord et Paris Dauphine. Spécialisé dans les finances publiques et des entreprises. il soutiendra son doctorat d'état en 1978. Après un parcours politique qui le conduira au FN en 2002, il va élaborer en 2004 le programme économique du FN, pour Marine Le Pen. Il réalisera également le programme économique du parti frontiste pour les présidentielles de 2007. Il était alors secrétaire général du FN au conseil général d'Ile-de-France.



Soldat de Marine Le Pen
Sa carrière politique, il la mène à ses débuts au centre droit. Il travaille notamment avec Jacques Duhamel, Edgar Faure ou Jean-Pierre Soisson. C'est lorsqu'il est dans le cabinet de ce dernier en 2002 - Jean-Richard Sulzer est carté à l'UMP - qu'il va prendre ses distances avec le parti présidentiel.
« Je comprends que l'opinion est manipulée. La candidature de Le Pen est instrumentalisée contre son gré. J'ai voulu prendre mes distances » .
« J'étais encore à la section UMP de Neuilly, ajoute-t-il. J'ai compris avec le ministre de l'intérieur de l'époque (Nicolas Sarkozy, ndlr) que l'état était impuissant face à une population en pleine évolution, avec une dégradation au niveau des moeurs et des incivilités ».
Jean-Richard Sulzer va être élu sur la liste de Marine Le Pen aux élections régionales de 2010 dans la région Nord. Et ne venez surtout pas lui dire que c'est un parachuté. Il évoque ainsi une partie de sa famille, originaire de Marcq-en-Baroeul. « Par les alliances, nous sommes même apparentés à la famille D'Halluin », sourit-il. Il évoque aussi sa branche touquettoise, « d'immigrés Polonais qui avait un hôtel restaurant casher là-bas ». « Pendant 25 ou 30 ans, j'ai été régulièrement là-bas. C'est moi qui emmenais mes deux filles », commente-t-il. Il reconnaît que sa présence dans le canton Tourcoing-Nord, il la doit à la feuille de route que lui a dressée Marine Le Pen. Et depuis qu'il sillonne les villes du canton, Jean-Richard Sulzer, avec sa suppléante Catherine Bourderioux, qui vient de Marcq, il a cerné plusieurs problèmes majeurs dans ce « canton semi-rural » : l'emploi et « ses naufragés du textile », et la circulation saturée.w

Nord Éclair