La délinquance en baisse
Publié le jeudi 27 mai 2010 à 06h00
Le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) s'est réuni mardi en mairie d'Halluin. L'occasion pour la police de livrer son bilan sur les quatre premiers mois de l'année. Des statistiques globalement à la baisse mais des faits plus marquants.
ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angelique.dasilva@nordeclair.fr
Sur le papier la Vallée de la Lys connaît une baisse globale de la délinquance sur les quatre premiers mois de l'année. H alluin enregistre la plus forte baisse par rapport à 2009, avec une centaine de faits en moins (275 contre 377 de janvier à avril 2009). Mais elle demeure en première place dans les statistiques de la subdivision Vallée de la Lys, devant Roncq où les faits constatés sont également à la baisse (219 pour 262 en 2009).
Des chiffres à prendre avec des gants. Outre le rapport au nombre d'habitants, la typologie des secteurs - comme la présence d'Auchan à Roncq qui a toujours eu tendance à faire grimper les statistiques ou les villes dites de passage -, ces données doivent aussi être confrontées à une autre statistique édifiante : seuls 15% des faits constatés feraient l'objet d'un dépôt de plainte.
Priorité à la prévention
Mardi en mairie d'Halluin, dans le cadre des rencontres du CISPD, policiers, élus, acteurs de la prévention, bailleurs sociaux ont pu échanger autour de ces statistiques, faire part des réalités vécues sur le terrain et du ressenti de la population. Dans un « climat de confiance » comme l'a exprimé à plusieurs reprises Jean-Luc Deroo, maire d'Halluin et président du CISPD, qui a insisté sur la nécessité « de définir des objectifs de travail communs dans le domaine de la prévention. » Si la délinquance générale est à la baisse, Olivier Dimpre, commissaire principal de la division tourquennoise, note néanmoins une augmentation des plaintes pour atteinte physique aux personnes « le plus généralement dans le cadre de différends familiaux. » Comme en 2009, les atteintes crapuleuses aux personnes ont reculé. A -contrario, les incivilités et les dégradations volontaires ont augmenté, tout comme les cambriolages, dont le chef de la police tourquennoise entend faire « une priorité. »
Durant cette rencontre, il a beaucoup été question des rassemblements. Le maire citant en exemple la place de Gaulle « où après plusieurs mois de travaux, les riverains s'attendent à ce que ça gigote à nouveau. » Un phénomène que le commissaire a déclaré prendre au sérieux : « Ce sont des petites incivilités qui nuisent à la tranquilité publique et qui méritent qu'on s'en inquiète pour éviter des débordements. »
Des travaux d'intérêt général
dès l'âge de 10 ans
Les errances nocturnes de jeunes mineurs, souvent alcoolisés, étaient également au coeur des débats. Jean-Luc Deroo a posé la question de l'autorité familiale : « Quand un enfant est dans la rue à des heures indues, c'est qu'il y a forcément quelqu'un de désemparé quelque part ! Que fait-on ?
Comment on aide les familles ? » Une thématique qui sera au coeur du Forum national des Ateliers parents le 25 novembre, présenté par Marie Deroo qui a renchéri le débat sur les souffrances sociales liées au problème de l'emploi.
Depuis le début de l'année, outre les nombreux incendies et les dégradations volontaires, le secteur a également été la cible de tags. Halluin, Linselles, Comines, ont fait les frais d'une profusion "artistique". « Des actes de petite délinquance à la marge des sanctions judiciaires », soulignait le député Christian Vanneste préconisant pour les mineurs le recours à des sanctions éducatives sur le modèle de la Suisse « où les enfants sont soumis à des travaux d'intérêt général dès l'âge de 10 ans. » Sans se prononcer sur le sujet, Jean-Luc Deroo s'est inquiété du délai de la réponse entre l'interpellation et la sanction en citant le cas concret d'une campagne de tags dont l'auteur a été identifié : « Nous n'avons pas nettoyé les tags car on espérait des mesures de réparations pénales à l'égard de l'auteur pour qu'il les nettoie... Ils sont toujours là. » Pour les élus présents, et notamment Christian Godefroy de Bousbecque, désemparé face « au tapage et à la rébellion manifeste de jeunes adolescents » le rappel à la loi ne suffit plus. « Il n'effraie que les gens qui sont honnêtes », concédait plus loin le commissaire en insistant sur le travail à mener sur le regard social. « La justice ne peut pas tout faire à elle seule. J'ai la conviction que des actions peuvent être menées en amont en lien avec les collectivités, les services sociaux, l'Education Nationale... », insistait M. Dimpre en parlant du CISPD comme « un progrès énorme pour la police nationale, au service de solutions quotidiennes. » w



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bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...