Une grève historique
Publié le mercredi 17 mars 2010 à 06h00
David Swaenepoel (FO), Philippe Lacante (CFTC), et Hamaïda Benfyala (FO) espèrent que le malaise des agents sera entendu.
Le mouvement de grève se confirme chez les employés municipaux ce jeudi. La ville a annulé le service de cantine dans les écoles à l'exception de St-Alphonse.
L'intersyndicale FO-CFTC entend sensibiliser les élus sur les bas salaires et la précarité dont souffrent certains agents.
ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angélique.dasilva@nordeclair.fr
Les agents municipaux sont appelés à la grève ce jeudi entre 11h et 14h dans le cadre de revendications salariales. La ville compte 350 agents. Les deux syndicats majoritaires, FO et CFTC, ont choisi de faire alliance dans ce mouvement historique. « Il n'y a jamais eu de grèves pour les salaires en mairie, indique David Swaenepoel, pour le syndicat Force Ouvrière. Nous bataillons depuis huit ans et les choses n'évoluent pas. » Les syndicats souhaitent qu'un effort soit porté sur les plus bas salaires : « Nous demandons une augmentation de 20 euros nets par mois pour les agents de catégorie C. » Les salaires concernés varient entre 1 070 et 1 200 euros nets par mois. « Cela concerne surtout les agents de service, les personnels techniques, ce sont bien souvent des personnes qui ne sont pas en capacité d'évoluer dans la grille indiciaire », poursuit Philippe Lacante, représentant CFTC.
Une lettre aux 33 élus
Les syndicats ont été reçus à plusieurs reprises depuis septembre. En l'absence de réponses concrètes, ils ont adressé une lettre à l'ensemble des élus du conseil municipale, illustrée d'une BD. « Seul un élu a répondu à cette lettre de façon verbale », regrette l'intersyndicale tout en précisant que le dialogue avec l'autorité est ouvert. « Les relations ne sont pas conflictuelles. Ce mouvement traduit l'attente des agents qui souhaitent de façon légitime que leurs difficultés soient prises en compte. » Selon l'intersyndicale, plusieurs agents seraient contraints de faire l'économie d'une mutuelle. Les revendications vont également dans ce sens.
« Pour une famille de trois enfants, cela représente au minimum 150 euros par mois, ce n'est pas neutre dans un budget », note Hamaïda Benfyala, secrétaire FO. L'instauration de chèques-déjeuners figure également parmi les attentes des agents.
La sécurité de l'emploi ?
Quant à l'argument de la sécurité de l'emploi que l'opinion publique pourrait opposer à ce mouvement en ces temps de crise ? Elle ne remplit pas le frigo des agents. C'est en substance le message de l'intersyndicale. « Les fonctionnaires sont comme tout le monde victimes de la crise et de l'inflation. Nous sommes bien conscients du contexte général, c'est pour cela que nous demandons un geste de 20 euros. C'est raisonnable. Evidemment, nous savons que la commune ne détient pas le pouvoir de nos rémunérations », ajoutent les délégués qui mènent par ailleurs la fronde sur un plan national avec leurs collègues. Ils ont sollicité le député de la circonscription sur la réforme de la taxe professionnelle : « On se demande comment les communes paieront nos salaires demain ? », interroge David Swaenepoel.
L'intersyndicale prévoit un rassemblement à 11h sur le parvis de l'hôtel de ville dans l'espoir d'être reçu par le maire. La ville a fermé les cantines scolaires, hormis celle de Saint-Alphonse, en raison de ce mouvement qui devrait également affecter le foyer-logement du Val de Lys.w


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...