Environs de Béthune

Kévin et Susie sont les plus jeunes (et actifs) bénévoles du Festival western

Publié le 18/08/2012 à 00h00

Kévin Magnier, 21 ans, et Susie Vandevelde, 16 ans, sont les plus jeunes bénévoles de l'organisation du festival western de Bruay. Kévin est même un ancien, il a participé aux onze éditions de l'événement. Portraits.

Kévin et Susie sont les plus jeunes (et actifs) bénévoles du Festival western
Kévin Magnier, 21 ans, et Susie Vandevelde, 16 ans, sont les plus jeunes bénévoles de l'organisation du festival western de Bruay. Kévin est même un ancien, il a participé aux onze éditions de l'événement. Portraits.



SHEERAZAD CHEKAIK-CHAILA
bruay@info-artois.fr Kévin est un vieux de la vieille. Depuis la première édition du festival western, en 2001, il participe à l'organisation de l'événement. À l'époque, c'est sa curiosité d'enfant de 10 ans qui le pousse dans le bain.


« Lavolville, l'endroit où se déroule le festival se situait juste derrière chez moi. Je suis allé voir. Un type m'a tendu un piquet en me demandant de l'aider pour installer un stand. C'était parti, j'étais bénévole », se souvient-il. Depuis, il est revenu chaque année mettre la main à la pâte. « Les trois premières années, j'ai commencé par le ravitaillement des buvettes. »
Responsable de la sécurité des festivaliers
Puis, Kévin n'a cessé de s'investir dans cette organisation. Entre 17 et 19 ans, il entre dans le service de sécurité du festival. « À l'intérieur, je m'occupais, entre autre, des danseurs, des escortes de chevaux et des chanteurs. » Une fonction qui correspond si bien au jeune homme qu'il y a trois ans, il est nommé responsable de la sécurité des festivaliers. Ce qui ne semble pas l'effrayer. « C'est tout le temps le stress. Il faut tout prévoir, faire en sorte que tout se passe bien. C'est presque 24 000 visiteurs sur le week-end. Mais ça me plaît, j'adore ça. » Le festival a éveillé une vocation chez Kévin, devenu agent de sécurité au quotidien. « Je pense que ça a aidé », assure-t-il.
« On ne peut plus s'en passer » Contrairement à Kévin qui ne compte pas de membres de sa famille dans l'organisation du festival, Susie a suivi le chemin de sa mère, bénévole. « J'ai commencé en 2006 avec l'Office de la jeunesse. On faisait des crêpes pour les vendre au festival. J'ai aimé, alors je suis revenue chaque année depuis », raconte la jeune fille. Après les années « crêpes » place « au barbecue ». « Je m'occupe de ça et des lots pour la tombola. » Au total, ils sont une cinquantaine de bénévoles présents pour faire vivre cet événement. « On est un noyau de 5-6 à travailler dessus à l'année. Les autres viennent aider pendant le week-end, et heureusement ! Les bénévoles c'est le festival », insiste Kévin.
À Bruay, il s'agit d'une manifestation d'envergure ancrée durablement dans le paysage culturel local. « La country est un monde à part . Il est impossible que notre festival disparaisse. On a le plus gros du genre au nord de la France », s'est réjoui le jeune homme.
Avec leur présence dans l'organisation, la relève est assurée pour quelques années. Sur leur engagement le duo est unanime. « On ne peut plus s'en passer », glisse Susie sous le regard complice de Kévin.

Nord Éclair