Pour les 45-60 ans, une maison d'accueil du handicap unique dans le département
Publié le dimanche 24 juillet 2011 à 06h00
Ça y est, le nom de baptême vient d'être trouvé ! Ce sera « Les Iris ». Immanquables depuis le rond-point de La Grille, les foyers de vie et d'accueil médicalisé ont reçu leurs premiers résidants le 2 mai. Depuis, chacun prend ses marques dans des bâtiments flambant neufs... et affichant déjà complet.
PAR ISABELLE MASTIN
bethune@info-artois.fr Pour l'instant, le nom n'existe que sur le papier, en attendant l'inauguration officielle, à la rentrée. Pourquoi « Les Iris » ? Jean-Luc Lécaillé, directeur et poète reconnu, n'est pas à court d'arguments. « L'iris fleurit au printemps... et nous avons ouvert au printemps. Et puis il allie la grâce et la robustesse. Cela rappelle aussi la peinture de Van Gogh. » Monsieur le directeur ne boude pas la culture. Au mur, des reproductions éclatantes de toiles de Picasso. C'est lui qui les a peintes. Même, deux pochettes de vinyles évoquent son passé d'artiste, une fibre qu'il met au service de ses fonctions de directeur.
Cet homme souriant ne conçoit sa mission que comme l'art « de garantir le projet éducatif. ». Lui a « toujours voulu travailler dans le social ». Une façon « d'être à sa place » plus que d'obéir à « un sacerdoce », mot qu'il n'aime pas. Bien secondé par une équipe dont il loue le dynamisme, il a, comme tout le monde et malgré un sens de l'orientation plus qu'approximatif, pris ses marques dans des bâtiments couvrant 6 000 m², à la place d'anciennes maisons des mines.
La porte de son bureau est toujours ouverte, chacun est libre d'y entrer et depuis la fenêtre, il a vue sur les quatre bâtiments de l'autre côté de la rue, La Résidence, un foyer d'hébergement. Qu'il connaît comme sa poche puisqu'il le dirige toujours. « La Résidence date de 1990, elle a été transférée de Bouvigny-Boyeffles, mal situé pour favoriser l'insertion et l'autonomie. » Trente places réservées à des personnes travaillant en ESAT (ex-CAT). Au moins autant de noms noircissant la liste d'attente. « Ils ont en moyenne 45 ans, mais deux jeunes d'une vingtaine d'années sont revenus de Belgique. » L'ultime ressource quand les portes se ferment de ce côté-ci de la frontière (lire ci-dessous).
Aux Iris, les résidants sont plus âgés : « 52 ans pour le foyer de vie et 53,5 pour le foyer d'accueil médicalisé. » En cela, l'établissement est unique dans le Pas-de-Calais. « C'est le premier à accueillir les plus de 45 ans ! » Et jusqu'à 60 ans en principe. « On en parlait depuis une dizaine d'années. C'est parti d'un constat : en ESAT et dans les foyers d'hébergement, certaines personnes "décrochaient" des ateliers - problèmes de fatigue, de lenteur, de perte d'autonomie... » Seule dans une salle lumineuse, Claudine s'applique à dessiner une fleur en papier crépon. Native de Verquin, elle a 60 ans et le foyer, c'est nouveau pour elle. « Mes parents sont décédés. Après, je suis allée chez ma belle-soeur. » Tous les matins à 6 h, elle prenait le bus pour aller à Ruitz. Puis les rapports sont devenus compliqués avec la famille et elle s'est installée en foyer ce qui, comme chaque fois, a nécessité une adaptation à la vie en communauté. La fatigue venant, elle a cessé les ateliers mais n'a pas l'air de s'ennuyer. Et puis elle aime bien son directeur. L'autre jour, elle avoue avoir commis « une grosse bêtise »... « mais on s'est expliqué » la rassure Jean-Luc Lécaillé. « Ils se trompent rarement sur la confiance qu'on leur porte. » Foyer de vie d'un côté, d'accueil médicalisé de l'autre, mais tout communique. Trente places pour le premier, 24 pour le second, et pour chacun 2 places d'accueil de jour et 2 d'accueil temporaire. On arrive à l'étage, guidé par l'écho d'une guitare et de voix. Claude est à la gratte. Aide médico-psychologique, il a aussi un joli brin de voix et des choristes reprenant Johnny ou Cabrel avec le même entrain. « Ça fait travailler le rythme, la mémoire et la diction. » Marie-Claude trottine dans le couloir. Elle veut nous montrer sa chambre. 21 m², une salle de bains spacieuse, un rose poudré très féminin aux murs et un coffret débordant de bijoux sur la coiffeuse. Dans l'un des salons, même chaleur. Complicité particulière entre le directeur et l'un des résidants, amateur de bons mots, si bien que de cette prose pourrait naître une expo. « Ces échanges contribuent à la vie de l'établissement. » Cuisine, théâtre, sorties..., chacun s'accomplit selon ses moyens. « C'est le bien-être qui importe. »



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bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...