Environs de Béthune

Prison, gendarmerie, hospice, ADMR : André Flajolet, « bâtisseur » à risques

Publié le 07/01/2011 à 00h00

Convalescent donc absent début 2010, le député-maire de Saint-Venant est revenu en forme lors de sa cérémonie de voeux mercredi soir. Un tacle au département socialiste à deux mois des cantonales et des « risques » à foison. L'un d'eux pourrait amener une prison à Saint-Venant, en remplacement de Béthune.

Prison, gendarmerie, hospice, ADMR : André Flajolet, « bâtisseur » à risques
Convalescent donc absent début 2010, le député-maire de Saint-Venant est revenu en forme lors de sa cérémonie de voeux mercredi soir. Un tacle au département socialiste à deux mois des cantonales et des « risques » à foison. L'un d'eux pourrait amener une prison à Saint-Venant, en remplacement de Béthune.



PAR CHARLES-OLIVIER BOURGEOT


bethune@info-artois.fr Une salle des fêtes pleine à craquer, un député-maire en forme et voilà une année 2011 qui commence bien pour son premier adjoint. « Nous avons retrouvé notre capitaine », s'émeut Christian Gallois qui ne tarit pas d'éloges pour « le bâtisseur : André Flajolet ».
Le relais du député dans la commune fait le tour des grandes orientations - aménagement du quartier de la gare avec les friches Lepoivre et Hue, brigade de gendarmerie, réhabilitation de l'ancien hospice, projet de crèche - et s'arrête sur cette particularité : « Je viens de citer par quatre fois le nom de cabinet d'architecture. Si cela n'est pas révélateur de l'activité de cette bourgade ! » Marie-Claude Delarre, secrétaire générale de la mairie, rappelle pour sa part que « 2010 ne fut pas une année de grands chantiers mais de grandes orientations », citant entre autres la salle de sports ou le cimetière.
Puis vient André Flajolet. À deux mois des cantonales - le canton de Lillers est renouvelable -, il taille un costard au conseil général socialiste, profitant de la rénovation-extension de ladite salle de sports. « Le Département qui a en responsabilité cet outil pour les collégiens a donné un premier accord à hauteur de 17 % sur la rénovation. J'attends un effort supplémentaire au titre de ses compétences obligatoires (...). Il serait pour le moins paradoxal que le premier à dénoncer un soit disant désengagement de l'État dans la réforme des collectivités territoriales soit en fait la collectivité qui n'assume pas ses devoirs essentiels reçus de la loi républicaine. »
Quitter l'ADMR
Plus tard, il lâche à propos d'un avenir « incertain » qu'« il faut prendre le risque de l'écrire ». Et explique sa façon de prendre le stylo, listant ces actions jugées audacieuses. Construction de la nouvelle gendarmerie « dont le projet est en cours de validation par les services du ministère de l'Intérieur » reprise de l'hospice dans le giron communal « pas un cadeau mais nous n'avions pas le droit de laisser ce bâtiment à l'abandon » achat des vieux hangars Evrard qui vont être démolis pour un parking démolition Lepoivre et sa reconversion.
Il s'attarde un peu sur un dossier qui fait beaucoup parler car toujours dans la plus complète incertitude : la fermeture de la prison de Béthune. Cette annonce récente est donc source d'interrogations. Alors il confirme à sa population « une possible transformation de la zone industrielle du Fauquethun en zone d'accueil de services de l'État avec une hypothétique implantation de la maison d'arrêt de Béthune qui doit fermer ses portes en 2017.
Ceci n'est encore qu'une hypothèse et plusieurs sites parfois plus prestigieux restent en compétition pour accueillir ce projet. » Dernier « risque » de l'élu : quitter le réseau ADMR 62, agir indépendemment sur le dossier des aides à domicile en milieu rural, et « ne pas cautionner une attitude fédérale porteuse de dangers multiples et de dysfonctionnements majeurs au niveau de la direction ».

Nord Éclair