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CHOCQUES

Un livre sur l'histoire du village à commander pour les étrennes

Magali et Jean-Claude Mésséant, Bernadette Codron et Gérard Dehaudt ont écrit à huit mains «Si Chocques m'était conté». Magali et Jean-Claude Mésséant, Bernadette Codron et Gérard Dehaudt ont écrit à huit mains «Si Chocques m'était conté».

Les amateurs de vieilles pierres ont peut-être feuilleté un livre sur l'abbaye. Ou ils en ont entendu parler. « Hormis cet ouvrage de l'abbé Robert datant du XIXe siècle, on n'a jamais écrit de livre sur l'histoire de la commune », constate Jean-Claude Mésséant qui, avec son épouse Magali et deux amis, Bernadette Codron et Gérard Dehaudt, vient de combler cette lacune.



Leur oeuvre collective, « Si Chocques m'était conté », sera mis en vente dans trois semaines.
C'est l'aboutissement d'une aventure de longue haleine. « Il y a longtemps que ça me trottait dans la tête. Nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes lancés », récapitule Gérard Dehaudt, Chocquois depuis 1962, qui a pris goût à l'exploration des archives en plantant son arbre généalogique. Comme Bernadette Codron qui a retrouvé des racines de sa famille au début du XVIIe siècle. « Les actes d'état civil les plus anciens que l'on ait conservé sur les registres de la paroisse remontent à 1607 », indique-t-elle.
À l'ombre de l'imposante abbaye qui a fait la notoriété de la localité, l'histoire riche et mouvementée de Chocques commence bien avant cela. Du moins pour sa partie connue que les quatre historiens locaux font débuter en 1037, date d'une bataille livrée sur les berges de La Clarence. Robert le Diable, duc de Normandie, en est l'un des protagonistes.


« Si Choques m'était conté » fait défiler les silhouettes de Blanche de Castille, de la comtesse de Mahaut d'Artois. On y apprend comment les habitants du village ont racheté l'église sous la Révolution pour la sauver de la destruction. Dans leur récit à huit mains, les historiens locaux évoquent l'artisanat, le commerce, l'ère industrielle, les mines de Vendin, la création de la centrale et l'arrivée du chimiste Kuhlman dont l'usine est, sous des noms divers, parvenue jusqu'à nous. Ils consacrent un chapitre aux bâtiments (église, écoles, mairie qui a abrité jadis une compagnie de CRS), à la vie associative (des charitables de Saint-Nicolas aux sapeurs-pompiers en passant par le sport, la musique).
« Nous avons réuni beaucoup de photos », souligne Magali Mésséant, collectionneuse de cartes postales qui, dans le cadre de son activité d'infirmière libérale, est entrée dans de nombreuses maisons de la commune et s'est fait prêter des documents.
Une partie de ces clichés illustrent l'ouvrage. L'autre fera probablement l'objet de la publication d'un nouveau tome. Ils seront présentés lors d'une exposition que les quatre auteurs organiseront le 6 décembre à la salle des fêtes. En parlant de leur projet de créer un club d'histoire. CH. L.
« Si Chocques m'était conté », 240 pages, 25 E. Souscription auprès de Jean-Claude Mésséant, 239, rue de Gonnehem, & 03 21 01 12 15.


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