PROPOS RECUEILLIS PAR B. F.
bethune@info-artois.fr PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE Quand on sort un tube et vend 110 000 exemplaires, on est attendu pour le deuxième album... « C'est plutôt étonnant, il a été très bien accueilli par la presse et la presse spécialisée. On a eu de bons échos pour cet album qu'on a fait dans le plaisir. Pour l'instant, après une petite tournée en Allemagne et en France, l'accueil du public est bon. » Qu'est-ce qui vous inspire dans la création ?
« Tout. Les rencontres avec les gens, les voyages, le quotidien. Depuis tout gamin, on crée. Mon frère, Gaëtan, faisait de la musique et on est passés par les Beaux-Arts. Tout nous inspire. » Pourquoi avoir fait la production de votre deuxième album ?
« Avant, pendant trois ans, on a nous-mêmes produit nos morceaux. On voulait le refaire, après avoir beaucoup appris avec le premier album et la scène. Ces morceaux ont été composés sur une période relativement courte, six mois, donc on n'avait pas besoin d'un regard extérieur pour nous aider à choisir. Il y avait déjà une cohérence. Cet album est arrivé très rapidement dans la forme qui nous convenait. » Que vous a apporté le mixage d'Andrew Dawson ?
« C'est notre agent anglais qui nous a suggéré ce mixeur producteur de hip-hop qui travaille avec de grosses pointures. Comme on avait fait le choix de synthétiser énormément les instruments acoustiques et les phases de jeu, ça pouvait être intéressant de travailler avec Dawson qui sait mettre les rythmiques en avant avec des basses bien basses et des aigus bien tranchants dans les rythmes. On lui a envoyé des démos et il a tout de suite accroché. Il a apporté un son un peu à l'américaine. Ça a été une vraie belle rencontre. » Comment fonctionnez-vous dans le groupe ?
« On est un peu chacun à sa place. Je m'occupe de la basse, Gaëtan du chant guitare et Antonin est au synthé. Mais on compose à trois.
» Seriez-vous prêts à lâcher l'électro et la pop pour le rock ?
« Dans le fond on est vraiment des rockeurs mais je pense qu'il y aura toujours un côté pop et on est d'une génération où l'électro est très présente. D'ailleurs, sur scène, on reprend un morceau du premier album sans les synthés, avec juste guitare, basse, batterie. » Y a-t-il une différence entre l'album et le live ?
« Oui toujours ! On a tendance à remanier nos morceaux. On a fait cet album en pensant à une écoute plutôt calme, posée mais sur scène on a envie que les gens soient debout et dansent. On a tendance à être plus rock ou électro mais parfois on pose juste une guitare-voix. La scène c'est un spectacle vivant, un moment de création, tout n'est pas automatisé. Ce qu'on veut c'est représenter notre musique, échanger avec le public, lui donner le maximum. »