1 Vice-présidences. Au SIVOM, le président André Delory est rentré de vacances en découvrant que les gens du cru en avaient profité pour changer de député. Hier matin, il ne s'était pas encore entretenu avec Stéphane Saint-André mais il sait que le maire a annoncé qu'il démissionnerait de sa vice-présidence en cas de victoire - pas avant septembre selon l'intéressé. Comment sera gérée sa succession ? « Le nombre de vice-présidences est fixé par l'assemblée délibérante. » En cas de démission, le poste libéré peut aussi bien être comblé que laissé vacant ! En cas d'appel à candidature, chaque commune serait libre de postuler mais la représentativité de la ville-centre pourrait jouer. En 2008, des élections houleuses avaient élu Hervé Rubin vice-président. Depuis, un 2d poste a été créé, occupé par le maire de Béthune dans une sorte d'appel « au bon sens ».
Chez Artois Comm., la politique s'invitera sûrement plus dans le débat qu'au SIVOM, « plus technique ». Le conseil devra revoter et Stéphane Saint-André rappelle que « pour éviter les guerres, Béthune, comme Bruay, a deux postes de vice-présidents réservés ».
Qui pour postuler dans une majorité arc-en-ciel ? L'été portera conseil, estime un maire qui songe que d'ici là, « la majorité sera clarifiée ».
2 Au sein de la majorité. Depuis dimanche, il n'a pas croisé tous les membres de sa majorité. « Mais j'en ai vus et j'ai reçu des messages de félicitations. » Les prochaines retrouvailles sont pour demain, le conseil municipal étant convoqué pour tenter à nouveau de tomber d'accord sur la question de la garantie d'emprunt de l'hôpital. Pas de remue-ménage à si brève échéance. Et ensuite ? « Ces prochaines semaines, je vais rencontrer les responsables des groupes majoritaires. » Et réfléchir au sort de quelques autres. Pacifier sans perdre de vue les municipales.
Daniel Boys a fait campagne en dissident mais au 2e tour, a appelé à voter pour lui. Cela lui donne-t-il le vernis d'un nouvel intronisé au sein de la majorité ? « Pourquoi pas ? », dixit le maire. L'intéressé jugeait hier toute réponse « prématurée » et devait réunir son groupe pour réfléchir. On devrait connaître la décision aujourd'hui. Plus dur, le sort des conseillers ayant appelé à voter Flajolet. Réaux, Brassart. « On va réfléchir. » Idem pour Joël Lemée qui a poussé l'outrecuidance jusqu'à suppléer le perdant. Le maire avait prononcé son exclusion de la mairie. Depuis, aucun arrêté n'a été pris. Du moins pour l'instant. « Je ne suis pas sectaire », grogne l'édile qui n'a pas apprécié que certains reprennent leurs couleurs le temps de faire campagne pour le député sortant : « J'ai fait alliance avec BNV, pas avec l'UMP.
» Joël Lemée reste serein : « On a eu une sorte de contrat en 2008. Le maire savait à quoi s'en tenir. S'il me met dehors, tant pis.
Sinon, je ferai mon travail sans rien dire, et en gardant mes opinions. » 3 Ubiquité ? Le maire se dit favorable au non-cumul des mandats « mais pour l'instant, la question ne se pose pas ». Quand il siègera au Palais Bourbon, qui aura les clés de la mairie ? Il esquive. Ne dit pas oui pour Olivier Gacquerre. On se souvient d'un été où l'adjoint aux finances Yvon Bultel avait joué les saint Pierre. « La masse de travail a diminué à Béthune. Le budget est assaini et en 4 ans, on a fait aboutir des dossiers. Ce sera plus facile à gérer. » En déléguant moins. I. M. et C. W.