Béthune

La ville sous son plus beau jour pour le départ d'étape des Quatre Jours

Publié le 09/05/2012 à 00h00

Béthune rayonnait, hier matin, pour le départ d'étape des Quatre Jours. La fête populaire du vélo a offert à la ville centre une occasion de se faire admirer sous son meilleur profil. Et de renforcer son attractivité sur sa zone d'influence.

La ville sous son plus beau jour pour le départ d'étape des Quatre Jours
Béthune rayonnait, hier matin, pour le départ d'étape des Quatre Jours. La fête populaire du vélo a offert à la ville centre une occasion de se faire admirer sous son meilleur profil. Et de renforcer son attractivité sur sa zone d'influence.



PAR CHRISTIAN LARIVIÈRE
bethune@info-artois.fr Sous l'embellie d'un pont du 8 mai sous la pluie, la Grand-Place déployait un décor auquel même des yeux de riverains trouvaient un éclat supplémentaire. Ce n'était certes pas pour l'architecture que Maxime Leclercq et Ludivine Dufresnoy s'étaient déplacés de Lillers. Les deux collégiens chasseurs d'autographes accompagnaient un cousin de l'école de cyclisme et guettaient les stars du peloton. Arrivé de Bruay à vélo, Christian Bruneau, d'Artois Triathlon, s'était offert un repérage du circuit du côté d'Hinges. Comme Claude Leroy d'Haillicourt accompagné de son fils, comme tant d'autres fervents de cyclisme ou simples curieux ayant saisi l'occasion d'une sortie en famille, ils semblaient heureux d'être là.


« Béthune a réussi son pari », jubilait Olivier Gacquerre qui venait de donner lé départ fictif avec Jean Bodart, le président de la classique dunkerquoise, et le maire Stéphane Saint-André qui a sans doute découvert hier son homonymie avec un vétéran du peloton ayant roulé dans la roue de Jacques Anquetil.
« Il y a trois ans, en recevant une arrivée des Quatre Jours, nous nous étions engagés à accueillir un départ d'étape. Le succès de la matinée confirme que nous sommes une ville de sport et une ville de vélo », poursuivait l'adjoint en mettant en avant les retombées économiques d'un investissement à ses yeux raisonnables (250 000 E) et ses retombées en terme d'image pour la ville. « On oppose le sport, l'animation, la culture, le patrimoine. Tout cela forme un tout », se dit convaincu Olivier Gacquerre satisfait de la mobilisation des services municipaux pour soigner le décor. Sans oublier un coup de chapeau aux bénévoles, en particulier les 55 signaleurs.
En juillet, le Tour de France passera à Saint-Venant. « Mon rêve serait d'avoir à Béthune un départ ou une arrivée. À ce niveau, on ne choisit pas », répète Olivier Gacquerre qui chaque année présente la candidature de la ville.
Dans la foule d'hier, il a été frappé par les jeunes chasseurs d'autographes, dont ceux de l'école de cyclisme de Lillers au pied du podium. À quand une école de cyclisme à Béthune ? « Notre travail n'est pas de nous substituer aux clubs mais de les accompagner », répond l'adjoint.
Les écoles municipales de sport ont introduit des sorties à vélo dans leur programme d'activité : « Le but, c'est que les clubs prennent le relais. »

Nord Éclair