Béthune

Au campement d'Artois libéré, public et exposants arrivent au compte-gouttes

Publié le 03/09/2011 à 00h00

14 h. Ils n'ont pas vu la foule des grands jours, ces trois Annezinois venus célébrer l'Artois libéré. Hier en début d'après-midi, ils ont arpenté seuls le terrain sportif des Bas-Champs, transformé pour le week-end en base militaire américaine.

Au campement d'Artois libéré, public et exposants arrivent au compte-gouttes
14 h. Ils n'ont pas vu la foule des grands jours, ces trois Annezinois venus célébrer l'Artois libéré. Hier en début d'après-midi, ils ont arpenté seuls le terrain sportif des Bas-Champs, transformé pour le week-end en base militaire américaine.


Les défilés, la famille avait déjà fait, le campement, jamais. « Il faut que ça continue », encourage la mère en s'éloignant.
Que ça continue, oui, encore fallait-il que ça commence. Puisque le gros du public est attendu à partir de ce matin, les participants ne se sont pas pressés pour dresser la tente. À 14 h hier, ils étaient une vingtaine sur les 80 attendus. « La plupart arrivent en fin d'après-midi », explique Pascal, 46 ans. Lui et ses cinq acolytes sont pourtant là depuis jeudi, « avec une grande famille : une Dodge, une Jeep et un GMC.
 » De 1942, 43 et 44.


Ces Parisiens passionnés d'histoire, pas militaristes pour deux sous, se déplacent depuis une vingtaine d'années par intermittence. L'an passé, ils étaient au rassemblement de Souchez et là, c'est la première fois qu'ils mettent les pieds à Annezin. Pour Pierre, la manifestation aurait perdu de l'écho : « Il y a eu un véritable engouement en 1994, quand on a fêté les 50 ans de la libération. Depuis, l'enthousiasme est retombé. » 18 h. Vérification faite, en quatre heures de temps, la population du campement a tout de même doublé, côté public comme exposants. Ils sont maintenant une quarantaine d'engins à trôner sur le terrain. À commencer par ce char équipé d'une pelle comme les bulldozers, le dernier exemplaire au monde. Un peu plus loin, les motards font des tours de piste sur leur Harley, pendant que les visiteurs les mitraillent de photos.
Un regret tout de même pour ce couple d'Annezinois : « Au moment où on arrive, ils partent ! » Direction Béthune pour une partie des participants qui, plus tôt dans l'après-midi, avaient déjà déserté le camp pour les grandes routes. Pierre se souvient : « Avant, quand on défilait, ça faisait rejaillir des souvenirs assez profonds, les gens du coin étaient émus. » A.
C.
Jusqu'à demain au complexe sportif des Bas-Champs, à Annezin. Programmation complète d'Artois libéré sur www.artoislibere.fr.

Nord Éclair