Un Mozart à angles vifs par l'orchestre national de Lille
Publié le mercredi 17 mars 2010 à 06h00
Le double concerto de Brahms était la pièce maîtresse du programme. En dépit de la qualité des solistes, le violoniste Jean-Marc Philipps-Varjabédian et son frère violoncelliste Xavier Philipps, c'est la symphonie Jupiter de Mozart qui restera le souvenir le plus marquant du concert de l'Orchestre national de Lille au théâtre, samedi soir.
On l'avait rarement entendue dans un tempo aussi rapide. Dès les premières mesures, le chef chinois Muhai Tang électrise ses troupes. Sur cet allegro haletant, on se demande où va conduire cette course vers l'abîme. Finalement, ce Mozart à angles vifs trouve le temps de respirer dans le menuet du deuxième mouvement lent et garde sa clarté dans le finale où tant de voix s'enchevêtrent. En tirant l'ultime symphonie mozartienne vers le romantisme, l'interprétation pleine de nervosité de ce chef grand voyageur emporte l'adhésion.
Ayant peut-être pris l'accessoire du maestro chinois pour une baguette nippone, les chauves-souris hibernant dans la salle béthunoise depuis quelques semaines en sont restées paralysées de stupeur et de tremblements. Elles ont interrompu le ballet aérien qui, pendant le prêche aux oiseaux du saint François d'Assise de la Légende de Liszt avaient certes fait l'effet d'un coup de théâtre mais aussi nui à la concentration. Y compris pendant le double concerto de Brahms.
Cela n'entamera en rien l'admiration des mélomanes béthunois pour Jean-Marc Philipps-Varjabédian qu'ils avaient applaudi, quelques mois plus tôt, de l'autre côté de la rue du 11-Novembre : violoniste du trio Wanderer, il était venu au Palace ouvrir les Rencontres musicales en Artois. CH. L.



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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...