L'école Buisson, tête de pont de la bataille pour sauver l'entrée en maternelle à 2 ans
Publié le mardi 16 mars 2010 à 06h00
Le cortège qui devait traverser le centre-ville a tourné court. Mais les mères de la cité des Cheminots protestant contre la suppression d'une classe ont réussi à persuader cinq familles sur six de garder leur enfant à la maison, hier. C'était la première salve d'une opération « école morte » à double détente, avec le soutien de la municipalité. Le Mont-Liébaut doit se mobiliser lundi prochain.
PAR CHRISTIAN LARIVIÈRE
bethune@info-artois.fr Dimanche, où plus d'un électeur sur deux ne s'est pas déplacé, c'était déjà école presque morte à la maternelle Buisson. Hier, une trentaine d'enfants le matin et une vingtaine l'après-midi sur un effectif de cent trente sont entrés dans les salles de classe mais les parents élus organisant une journée de protestation contre la suppression d'un poste en maternelle se montraient satisfaits. « Nous avons convaincu plusieurs familles de rebrousser chemin », annonçait la porte-parole du collectif au maire venu à leur rencontre devant le kiosque monté par les services municipaux. Le premier adjoint Olivier Gacquerre et d'autres élus accompagnaient Stéphane Saint-André. On les retrouvera à la réunion organisée vendredi soir à la maison des associations du boulevard des États-Unis. On y fera le point sur les chantiers en cours que l'inspection d'académie ne prendrait pas en compte. « Nous allons bientôt poser la première pierre de quarante-deux logements passifs en bas du pont Mendès-France », rappelle le maire.
Les constructions en cours dans la rue Danton devraient elles aussi contribuer à redresser les effectifs de la cité des Cheminots. Et il y a le projet de la rue Outrebon, de l'autre côté de la voie ferrée.
Au-delà d'une manifestation pour corriger ce qui, à leurs yeux, constitue des erreurs d'arithmétique, les parents et les élus se mobilisent pour sauver l'accès en maternelle dès 2 ans. « C'est tout le système qu'on menace », redoute Stéphane Saint-André. « À terme, c'est la mort des maternelles, un bon système qui n'existe pas partout en Europe et qu'il faut préserver. » De son côté, Olivier Gacquerre voit venir « le transfert de charges », de l'État vers les communes.
Pour consolider les effectifs, les parents élus incitent les familles à inscrire le plus tôt possible leurs enfants de 2 ans et plus à la mairie. « Nous prenons toutes les inscriptions. Ensuite, nous transmettons les chiffres à l'Éducation nationale qui nous dit : nous pouvons ou pas » , confirme le maire.
La réunion publique de vendredi déplacera-t-elle les familles ? Hier après-midi, Marjorie Caraby, Catherine Vigin, Cathy Crammer, Carole Mastin et Sandrine Karolczak, mères élues, ont dû annuler le cortège prévu jusqu'à la sous-préfecture faute de participants. Mais elles savent qu'elles peuvent compter sur les élus municipaux. Et les cinq enseignantes ont annoncé que le 23 mars, l'école maternelle Buisson sera fermée : elles suivront toutes la grène nationale.



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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...