Les fermetures de classe confirmées : « Reconduire la mobilisation de 1999 »
Publié le mardi 09 février 2010 à 06h00
Vendredi, le comité technique paritaire a confirmé la suppression de trois classes à Béthune. Buisson, Hugo et Charlemagne trinquent. Le SE-UNSA, syndicat majoritaire dans le 1er degré, appelle à reconduire la mobilisation de 1999. Par délibération, le maire invitera, pour sa part, le conseil municipal à refuser cette nouvelle carte scolaire.
PAR CHARLES-OLIVIER BOURGEOT
bethune@info-artois.fr Les écoles maternelles Buisson et Charlemagne, comme l'école élémentaire Victor-Hugo, perdront chacune une classe à la rentrée 2010. Cette proposition de l'Inspection académique a été confirmée vendredi. « On n'a pas tenu compte de l'environnement social du quartier », tempête Jean-Pierre Sansen, représentant SE-UNSA dans le 1er degré.
Un espoir à Buisson ?
Prêt à l'action, cet ancien enseignant de Buisson rappelle 1999 et ces trois semaines de grève, soutenues par les enseignants et les parents d'élèves. L'absence des établissements scolaires du Mont-Liébaut au classement des zones d'éducation prioritaire (ZEP) était dénoncée. La mobilisation avait finalement fait fléchir le rectorat et le quartier avait reçu, sinon le label, au moins des moyens équivalents. Une façon finalement de reconnaître ses difficultés sociales. Celles-ci ne sont pas prises en compte aujourd'hui, regrette le SE-UNSA. Lequel syndicat majoritaire dans le 1er degré veut encore y croire, notamment pour l'école Buisson.
La raison d'espérer est mise en avant dans une délibération qui doit être votée en mars lors du prochain conseil municipal. « La ville de Béthune a engagé un programme de constructions, notamment de 45 logements rue Outrebon. Ce qui aura pour conséquence d'augmenter dans un avenir proche les effectifs de cet établissement. » Délibération où l'on évoque également l'incohérence de cette décision. « (Elle va) à l'encontre de tous les projets multipartenariaux menés, notamment avec l'Éducation nationale, dans ces quartiers classés zones urbaines sensibles et repris dans le dispositif de réussite éducative ». Entre autres arguments pour inviter le conseil à refuser la nouvelle carte scolaire.
Stéphane Saint-André doit solliciter un rendez-vous auprès de l'Inspection académique. « Il accompagnera toutes les actions qui seront engagées pour s'opposer à ces fermetures », précise-t-on au sein de son cabinet. À la rentrée, elles devraient être nombreuses.




