Le long du canal, l'état des berges cristallise les inquiétudes
Publié le mercredi 22 juillet 2009 à 06h00
Le canal est un des fleurons de la ville, et pourtant il fait peine à voir. En cause, les berges, qui menacent de s'effondrer. PAR GUILLAUME PAJOT bethune@info-artois.
fr Qui n'a jamais eu envie un jour de faire une balade romantique au bord de l'eau ? On imagine déjà la déclaration d'amour, entre un bouquet de fleurs et... un vieux bidon d'essence. Personne ne viendrait déranger les tourtereaux, mis à part quelques rats musqués, postés aux premières loges. Et si la berge ne s'effrite pas trop, le couple pourra même s'approcher de l'eau, et des nombreuses bouteilles en plastique qui y stagnent depuis... depuis quand déjà ? « Ça fait des années et des années qu'on se bat avec ça », explique Annie Cailliez, présidente de la Chambre nationale de la batellerie artisanale (CNBA) de la région Nord - Pas-de-Calais. Pour ceux qui naviguent quotidiennement entre Dunkerque et Denain, comme David Carru, les berges du canal sont un « désastre ». Alors, quand il emprunte le canal, il évite soigneusement de s'approcher trop près du bord. De peur de toucher le fond et de rester à sec à cause de berges effondrées. Mais parfois, il faut bien se rapproche. Par exemple pour accéder au silo, et charger le bateau. Mickaël Lechantre, batelier belge, est justement en train de remplir sa péniche. Avec le sourire, malgré l'exercice d'équilibriste qu'il est en train de mener : le moteur du bateau est allumé, l'avant est plus proche de la berge que l'arrière, parce qu'il y a plus de fond. Et la péniche doit respecter tous ces paramètres, sous peine de ne plus être à flot ! La mauvaise qualité des berges pose aussi de gros problèmes de sécurité. « Dans certains cas, elle n'est plus assurée » dénonce Michel Dourlent, président de la CNBA France. Si un problème de santé ou un incendie se déclarent, le bateau peut avoir besoin d'accoster à tout moment. Et les pompiers avoir beaucoup de difficulté pour monter à bord, s'ils doivent attendre que le bateau atteigne un débarcadère... La fragilité des berges est également un danger pour les « terriens », obligeant riverains et promeneurs à redoubler de prudence. Les bateliers, qui paient un droit de réseau ainsi que des péages, estiment avoir droit à un canal bien entretenu. D'autant que la situation dure depuis déjà longtemps. Voies navigables de France (VNF) reconnaît « qu'il y a un retard important dans la réparation des berges, parfois très atteintes ». Un retard lié à des questions financières, comme l'explique Eugène Berlan, directeur adjoint de VNF pour la région Nord - Pas-de-Calais. « La part consacrée aux berges dans le budget dédié à l'entretien représente moins de 10 %. » Mais il est optimiste quant au changement : « Grâce au Grenelle de l'environnement, la voie d'eau est devenue une priorité. Nous espérons obtenir rapidement les crédits nécessaires ». Il faut dorénavant faire vite, comme l'explique Jean-Louis Wattez, président de l'association Lestrem Nature et vice-président du Syndicat intercommunal pour l'aménagement hydraulique de la Lawe (SIPAL) : des routes en bordure de canal « menacent de s'effondrer ». « Il ne s'agit plus de faire de l'entretien mais de la restauration car sinon, c'est mettre un plâtre sur une jambe de bois ». Les bateliers prennent donc leur mal en patience. La déclaration d'amour au fil de l'eau, elle, ne pourra pas attendre...


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bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...